Suis-je particulièrement perverse, ou la presse, même aujourd'hui, est-elle très très prudente? Quand on apprend que la DRRI de Toulouse a jugé Merah dangereux dès juin 2011, mais que la centrale parisienne voulait elle le recruter comme agent en novembre 2011, a demandé de relâcher la surveillance autour de lui en février quand il rentrait d'Afghanistan, (attendez, ce n'est pas fini), puis quand, le jour de l'assassinat de Montauban, on a refusé la collaboration de Christian Ballé-Andui, de la DRRI de Toulouse, qui était venu spontanément proposer de participer à la cellule de crise autour de l'assassinat des deux militaires ( moi je comprends qu'on l'a évincé alors (ou parce que?) qu'il y a eu une bande vidéo où l'on pouvait reconnaître Merah), puis, quand le lendemain, le 16 mars, la DRRI de Toulouse a fait remonter deux listes, l'une de l'extrême droite avec 10 noms, l'autre sur les Salafistes avec SIX noms compatibles, dont celui de Merah, et qu'on lui répond de laisser tomber la piste salafiste pour se concentrer sur l'autre liste de l'ultra droite (alors que traiter les 2 ensemble, ça faisait 16 suspects, pas 320, ni 50, mais 16!!!!!!!), moi, je ne parle plus d'erreur, de négligeance, de fausse piste, je pense, et j'écris, qu'il faut se demander s'il n'y a pas eu instrumentalisation de Merah, celui qui, trois jours après, ayant complètement disjoncté, a assassiné trois enfants et un adulte dans une école. Rappelons qu'on était en pleine campagne électorale, que Sarkozy était bien bas dans les sondages, que ce Merah de 23 ans a été canardé à l'arme lourde sans qu'on lui ait laissé la moindre chance de s'expliquer, qu'un haut fait d'armes comme l'arrestation sous les sunlights d'un assassin de militaires aurait été ...la bienvenue.
Billet de blog 31 octobre 2012
AFFAIRE MERAH
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