Portfolio

UN TOUT PRETIT PEU D’ANTICIPATION

Des images comme on aimerait on voir plus souvent
  1. PREMIERES DECLARA TIONS DES MINISTRES

    Manuel Valls : Nous devons impérativement sortir des rigidités qui découragent, des blocages qui empêchent et brident la compétitivité. Le projet de loi de Myriam EL KHOMRI devait donner plus de souplesse et permettre à notre économie d’affronter les difficultés, mais aussi de saisir toutes les opportunités de croissance. Nous ne sommes pas peu fiers de notre obstination. Nous prenons date, elle et moi, pour l'échéance prochaine. Et je souhaite bon vent à Emmanuel Macron.

    Emmanuel Macron : Les gens sont beaucoup plus mûrs pour le changement que ne le croient les partis. Les réformes sont acceptées dès lors que l'on est transparent et explicite sur leurs raisons et leurs implications.

    Ségolène Royal : C ’est le changement dans la continuité.

    Bernard Henry Lévy : Le président Hollande est un homme d’Etat qui sait s’entourer des meilleurs.

    Jacques Attali : J’ai toujours fait confiance à François Hollande... dans sa capacité à se conduire dans l’adversité.

    Agnès Verdier-Molinié : Les Français sont prêts à des réformes économiques de fond. On va pouvoir enfin aborder les vrais sujets.

    Jean Pierre Raffarin : N’attendez pas moi une raffarinade. Je m’exprimerai à la sortie du premier conseil des ministres.

    Luc Ferry : Ce que nous vivons ce n’est pas la faillite de l’Education nationale, les professeurs ont juste de très grands problèmes lorsque les familles n ’ont pas fait le boulot d’éducation morale Je suis pour la création de l’école des parents, qui sont souvent très démunis face à leurs enfants qui leurs échappent.

    Najat Valaud Belkacem : Ma règle est simple : on ne débat pas contre les ennemis de la République, on les combat.

    Audrey Azoulay  : J'ai grandi dans un milieu très à gauche. Un milieu "politisé sur le conflit israélo-palestinien. Mais à la maison, on ne parlait pas beaucoup de politique intérieure, plutôt de politique internationale. C’est donc tout naturellement que je me retrouve où je suis.

    Myriam El Khomry  : Je remercie encore le Président de la République pour la confiance qu’il m'a faite.

     

    PREMIERES REACTION DE LA PRESSE

    Il fallait oser. Laurent Joffrin, Libération

    J’avais dit que la loi El Khomri était nécessaire, mais insuffisante. J’ai l’impression d’avoir été entendu au-delà de mes désirs. C’est gonflé. D’un point de vue économique avec le super-ministère confiée à la ravissante directrice de la Fondation iFRAP, mais organisé autour de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron (Elie Cohen, Jean Marc Daniel, Jean Pisani-Ferry, Gilbert Cette). D’un point de vue politique avec trois prises de guerre : Jean Pierre Raffarin et Luc Ferry venus de la Chiraquie, et Frédéric Lefebvre venu de la Sarkozie. Mais aussi d’un point de vue dramatique et même un peu « people » : mélodramatique avec le retour de Ségolène Royal au tout premier plan ; romantique avec la nomination de l’épouse de Premier ministre à la Culture ; romanesque avec la réunion dans un même gouvernement d’un petit cousin et d’un arrière-petit neveu de Jules Ferry. Christophe Barbier, L’Express

    Je dois dire que là François Hollande m’épate. Tout cela va dans le bon sens. Mais il faudra voir comment tout cela sera mis en musique. Yves Thréard, Le FIGARO

    Je demande à voir. Faire cohabiter Ségolène Royal et Jean Pierre Rafarin, il faut oser. Alexis Brézet, Le Figaro

    C’est un gouvernement sous le signe de l’audace. De l’audace, de l’audace, toujours de l’audace, disait Clemenceau. David Revault d’Allonnes, Le MONDE

    Pierre Gattaz salue le projet de réforme du code de travail. Normal. Enfin un gouvernement de droite qui tient ses promesses. Joseph Macé-Scaron, MARIANNE

    Minute ! La première mouture du communiqué parlait de ce démission pour raisons de santé ». Il est vrai que le Premier ministre semblait très fatigué depuis quelques mois et qu’il lui arrivait de « péter les plombs. Mais il ne voulait surtout pas casser son image de puissance, de force, de virilité. Le président lui a donc proposé « pour convenances personnelles », sous-entendant par là qu’il comptait préparer sa campagne de 2017. Les deux hommes se sont entendus sur des « raisons personnelles » qui ne trompent personne. Yves de Kerdrel, Valeurs Actuelles

    Quelques belles prises à droite (Jean Pierre Raffarin et Luc Ferry qui se retrouvent). Mais surtout des experts de la société réelle (Agnès Merdier Molinié, Elie Cohen, Jean Marc Daniel) qui font autorité dans les médias. Surtout il faut souligner l’arrivée au gouvernement d’une femme de caractère que le grand public ne connaît pas : Nadia Passeron. Elle a dirigé pendant dix ans l’agence de Consulting Trepalium International. Au cours de ses études aux Etats- Unis, elle s’est familiarisée dès son enfance à la pensée de Peter Drucker. Les lecteurs de Challenges le savent déjà. Ghislaine Ottenheimer, Challenges

    Audrey Azoulay-Emmanuel Macron : les visages d’une gauche décomplexée. Christelle Briere, VSD

    Enfin un gouvernement qui a de l’allure. Fanny Abouaf, Gala

    On n’a jamais vu un gouvernement aussi sexy. Les lectrices de Closer vont adorer le nouveau Macron. Elodie Mandel, Close

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