Débat public : Violences et discriminations dans le milieu de la danse

Janvier 2019, le collectif la Permanence distribue des tracts aux spectatrices et spectateurs du théâtre de la Bastille, se permettant de nous éclairer sur le fait que, pour cette reprise, la pièce a changé d'interprète et de titre. Pour prolonger cette action, la Permanence propose un échange public au sujet des violences et des discriminations dans le champ de la danse.

Maintenant que tu es informé·e, comment regardes-tu ce solo? La Permanence distribue depuis le 16 janvier un tract aux spectatrices et spectateurs d'une pièce de Jan Fabre interprétée par Matteo Sedda au théâtre de la Bastille. The Generosity of Dorcas -initialement The Generosity of Tabitha, a été créé avec Tabitha Cholet. Il se trouve que la danseuse a entre temps quitté la compagnie du chorégraphe flamand, et qu'elle le met en cause publiquement pour harcèlement -associée à 19 autres ex-collaborateurs. La Permanence se permet d'attirer notre attention sur ces éléments dans le but de porter un regard plus conscient sur la situation (voir Pas de sexe, pas de solo, le texte de tract). Pour aller plus loin, le collectif la Permanence propose une discussion le 31 janvier (le soir de la dernière au théâtre de la Bastille) à la Générale, dans le 11ème arrondissement.

Le texte de l'appel à débat est reproduit juste ici, tout comme le tract qui est distribué les soirs de représentation.

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Le collectif la Permanence est un groupe de personnes liées au milieu de la danse (artistes, professeur·e·s, étudiant·e·s, producteur·trice·s, programmateur·trice·s, spectateur·ice·s) qui se réunit régulièrement pour pratiquer collectivement une décolonisation des regards et mettre en place des actions pour rendre visible les personnes minorisées. Le collectif la Permanence est un groupe de personnes liées au milieu de la danse (artistes, professeur·e·s, étudiant·e·s, producteur·trice·s, programmateur·trice·s, spectateur·ice·s) qui se réunit régulièrement pour pratiquer collectivement une décolonisation des regards et mettre en place des actions pour rendre visible les personnes minorisées.

DÉBAT PUBLIC «VIOLENCES ET DISCRIMINATIONS DANS LE MILIEU DE LA DANSE»

Le 31 JANVIER 2019 à LA GÉNÉRALE - 14, avenue Parmentier, 75011 - 20:00

Dans une lettre ouverte publiée dans la presse belge à l’automne 2018 et relayée à l’international, vingt collabrateur·ice·s de Jan Fabre ont témoigné du harcèlement sexuel et moral vécu au sein de la compagnie Troubleyn (nous en publions une traduction française ici).

Ces témoignages viennent s’ajouter aux expériences similaires mises au jour depuis le début de #metoo dans le milieu du spectacle vivant. Pourtant force est de constater que leur légitimité est toujours remise en question tant par un système juridique –qui, se basant sur des preuves matérielles fait défaut dans de nombreux cas– que par certain·e·s acteur·ice·s culturel·le·s en solidarité complice.

Dans un effort visant à souligner la nécessité de la diffusion de cette lettre à l’ensemble de la communauté du monde de la danse qui ont prévu de se rendre aux représentations de The Generosity of Dorcas (spectateur·ice·s, programmateur·ice·s, tutelles, artistes, technicien·ne·s), programmée du 16 au 31 janvier 2019, nous avons souhaité en rappeler l’existence aux directeur du théâtre de la Bastille et directeur du festival Faits d’Hiver en décembre 2018. Messieurs Hordé et Martin ont répondu en faisant valoir la présomption d’innocence pour maintenir la pièce de Jan Fabre dans
leur programmation.

Concernant le milieu de la danse, le cas #metoo Troubleyn/Jan Fabre a été à ce jour le plus médiatisé, et ce en grande partie parce que porté collectivement. Il soulève néanmoins une question qui est peut-être ou a été la réalité de nombreux·ses danseurs·ses, collaborateurs·trices,
travailleurs·euses isolé.e.s face à une personne usant de sa position, de la hiérarchie organisationnelle ou structurelle, pour lui porter atteinte.

De quels recours dispose t-on aujourd’hui pour se faire entendre, hormis le témoignage?

Comment faire face à des comportements déviants, l’abus de pouvoir et ses conséquences sur son lieu de travail et dans son environnement professionnel?

Quel avenir pour celleux qui ont porté plainte et se voient discriminé·e·s au sein de leur réseau et milieu professionnel pour avoir témoigné?

Quel est le rôle des institutions? Sont-elles épargnées par les systèmes d’oppression et de discriminations tels que le racisme et le sexisme?

Le débat auquel nous vous invitons propose d’aborder collectivement les comportements sexistes et discriminatoires ainsi que la question de la violence physique et morale dans notre milieu, et ce tant au niveau professionnel que structurel.

Cette discussion s’adresse à tous·tes.

La Permanence en soutien avec le mouvement belge Engagement.

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Le collectif La Permanence est un groupe de personnes liées au milieu de la danse (artistes, professeur·e·s, étudiant·e·s, producteur·ice·s, programmateur·ice·s, spectateur·ice·s) qui se réunit une fois par mois. Dans une visée intersectionnelle, iels pratiquent une décolonisation des regards et mettent en place des actions pour rendre visible des personnes minorisées.

Engagement est un mouvement porté par des artistes et qui lutte contre le harcèlement sexuel, le sexisme et l'abus de pouvoir dans le monde artistique belge. 

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Maintenant que tu es informé·e, comment regardes-tu ce solo? La Permanence distribue actuellement un tract aux spectatrices et spectateurs d'une pièce de Jan Fabre au théâtre de la Bastille. The Generosity of Dorcas -initialement The Generosity of Tabitha, a été créé avec Tabitha Cholet. © La Permanence Maintenant que tu es informé·e, comment regardes-tu ce solo? La Permanence distribue actuellement un tract aux spectatrices et spectateurs d'une pièce de Jan Fabre au théâtre de la Bastille. The Generosity of Dorcas -initialement The Generosity of Tabitha, a été créé avec Tabitha Cholet. © La Permanence

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Jan Fabre danse avec #metoo Ève Beauvallet dans Libération

#Wetoo: Quand les danseuses parlent de sexisme Ilse Ghequière dans Alternatives théâtrales

 

 

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