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Tirer dans le tas - 82 ans après, le souvenir est toujours inscrit.

ici et là on réclame le droit de tirer dans le tas ? A San Francisco, le trottoir devant cette salle publique rappelle le martyr de deux grévistes en 1934, tués froidement par la police par des tirs dans le dos. 82 ans après, les contours et inscriptions sont entretenus pour entretenir la mémoire des luttes et des souffrances de la classe ouvrière. Et en France, combien de sites similaires ?
  1. Hommage à Howard Sperry et Nicolas Bordoise: on lit qu'ils furent tués par un tir dans le dos pendant la grève générale des dockers de San Francisco en 1934 qui fut un évènement quasi insurrectionnel sans pareil dans l'histoire du mouvement ouvrier américain.  Lors des obsèques de ces deux ouvriers près de 45000 personnes défilèrent pour leur rendre hommage. Lorsque ce cliché fut pris en 2008 la peinture venait d'être refaite, les passants contournent cette maccabre fresque avec une forme de respect dans le geste.  Et quand on se penche sur l'histoire de cette grêve on est pris d'émotion car l'image déifiée des USA servie dans les médias omet cette histoire ouvrière ci, ce qu'un Howard Zinn a tenté de corriger un peu en vain toute sa vie durant.

    C'est un lieu qui tranche avec l'image qu'on se fait de San Francisco aujourd'hui, ces deux contours mortuaires ne se cliquent pas, ils sont dans le monde réel, pas de pokémon stop à proximité je suppose.

    http://lacontrehistoire.over-blog.com/2014/07/bloody-thursday-a-san-francisco.html

    https://www.ilwu.org/why-we-continue-to-honor-%E2%80%9Cbloody-thursday%E2%80%9D/

     

    Anybody want to know where to put your faith for the future, for a good living? Put it in the labor movement, cause there ain’t no other place to put it.” Harry Bridges

     

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