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Journée de défense des droits des femmes

8 Mars. Paris. Métro Stalingrad. En cette journée particulière, qui dans un monde juste n'existerait pas, une dizaine de femmes réfugiées, sans papiers, sans ressources, sans domicile, mais avec des enfants en très bas âge, se sont interposées afin de conserver le petit bout de trottoir sous le métro aérien, qu'elles partagent avec une centaine de migrants.
  1. Après quelques heures de co-présence où réfugiés, soutiens et forces de l'ordre se sont toisées la solution proposée par la mairie de Paris est de disperser la foule...

  2. Les CRS ayant encerclé les réfugiés et les soutiens, refusent toute entrée ou sortie de leur nasse. Des soutiens extérieurs envoient par dessus la ligne de forces de l'ordre de la nourriture et des cartons.

  3. Plus tard ils forment une ligne et nous font reculer jusqu'au mur. La stratégie des forces de l'ordre et par extension des autorités gouvernementales semble particulièrement confuse.

  4. Ce soir là, les femmes ont refusé les solutions d'hébergement d'urgence proposées car elles sont épuisées d'être trimballées de lieu en lieu. Elles demandent une vraie prise en charge pour l'ensemble des migrants. Elles osent donc, au bon moment, s'interposer avec leurs bébés en première ligne devant les forces de l'orde qui reculent.

    Nous sommes en France en 2016 et la Déclaration des Droits de l'Homme semble bien lointaine.

     

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