Faîtes du bruit pour Du silence

Du silence est un monologue troublant où l’auteur Grégory Bonnefont rend à la fois hommage à Loi du marcheur, la pièce inoubliable où Nicolas Bouchaud rend lui aussi hommage à Serge Daney, tout en proposant une réflexion originale sur le devoir de vivre.

Du silence est un monologue troublant où l’auteur Grégory Bonnefont rend à la fois hommage à Loi du marcheur, la pièce inoubliable où Nicolas Bouchaud rend lui aussi hommage à Serge Daney, tout en proposant une réflexion originale sur le devoir de vivre. Deux fils rouges coïncident ainsi dans ce monologue remarquablement orchestré par Arthur Fourcade. La narration s’articule autour de références biographiques de l’auteur, la manière dont il a vécu la Loi du marcheur en tant que spectateur. Tout cela lui permet de proposer une pensée inattendue sur la nécessité de vivre dans la complicité avec sa mort, qui saura intervenir le moment voulu si on la laisse faire. Car Du silence est aussi un constat absolu sur une Humanité qui ne sait pas mourir. Cela se traduit poétiquement par ce que Grégory Bonnefont nomme « le viol de la mort ». Au travers d’un argumentaire illustré, les mots avancent et résonnent dans une salle nue pour faire retentir au mieux la nécessité. Une pièce qui se joue nu, comme pour aller chercher l’intimité la plus profonde, le souffle discret, qu’il faut écouter pour le donner à entendre dans un théâtre, puis dans le monde. Du silence est une demande d’espoir pour un monde en désuétude.

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