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Au Mexique, la lutte s'organise contre les violences faites aux femmes

Au Mexique on dénombre pas moins de 1000 féminicides par an, selon les chiffres officiels. Le groupe féministe "Me cuidan mis amigas" ont manifesté samedi 15 février à Guadalajara, la deuxième ville du pays, devant el palacio de gobierno. Elles rendrent hommage à Ingrid Escamilla, tuée puis dépecée par son conjoint la semaine précédente.
  1. Le collectif "Me cuidan mis amigas" dénonce le désengagement de l'Etat pour lutter contre les violences, les viols et les féminicides à répétition qui menacent incessament la sécurité des femmes au Mexique.

  2. "Mexique, cher et beau pays, et machiste et assassin et misogyne." dénonce une militante.

  3. Les auteurs de violences ou d'agressions sont affichés, faits et photo à l'appui sur un long fil qui longe le cercle de parole des femmes. C'est un moyen, pour les victimes, de témoigner et de comdamner leurs actes car ils restent très largement impunis.

  4. De nombreux message accompagnent les témoignages.

  5. Unes à unes, les victimes prennent la parole pour raconter leur histoire. L'émotion est très forte et elle se propage dans l'assemblée, uniquement féminine. Viols, incestes, menaces, agressions, attouchements, chacune confie à ses "soeurs" son expérience du matchisme qui gangraine la liberté des femmes. Parfois reniées ou méprisées au sein de leur famille même, les femmes trouvent ici une oreille attentive et compatissante. A la fin du témoignage un puissant "No es tu falta, no es tu culpa" résonne uninanimement au centre de la grande place.

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