92fenetre
Chroniqueuse / Photographe
Abonné·e de Mediapart

3 Billets

0 Édition

Portfolio 14 nov. 2017

Ende Gelände - Novembre 2017

En Allemagne, le collectif Ende Gelände a organisé le 5 novembre dernier l'occupation de la mine de Hambach, en Rhénanie. Réunissant près de 2500 activistes venus de toute l'Europe, l'évènement marquait également d'un grand cri d'alarme l'ouverture de la Cop23, dont les négociations se déroulent cette année à Bonn.

92fenetre
Chroniqueuse / Photographe
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

  1. Claire Dietrich
  2. Claire Dietrich
  3. Claire Dietrich
  4. Claire Dietrich
  5. Claire Dietrich

    ENDE GELÄNDE ou la force de l’anonymat collectif

    Ende Gelände, littéralement fin de terrain en allemand, c’est un grand cri d’urgence : celui de mettre un terme à l’exploitation des énergies fossiles.
    Comment ?
    En allant réparer le climat directement là où il se dérègle. Dans les entrailles de la terre, à la mine.

    Au cœur de cette initiative, un collectif allemand qui organise depuis 2016 des occupations massives de mines à ciel ouvert, pour les empêcher de fonctionner. Habituellement réservées aux mois d’été, c’est cette fois la date du 5 novembre qui a été choisie, profitant de l’ouverture de la COP23 à Bonn en Rhénanie, territoire de l’exploitation du lignite, type de charbon ultra-polluant, pour faire sonner leur cri d’alarme.

    Près de 2500 activistes ont répondu présents à l’appel et sont venus de toute l’Europe pour l’occasion.
    Action massive et illégale, les militants ont opté pour un consensus d’action bien particulier : l’anonymat. Marqué à la fois par une uniformité de la tenue (tout le monde en combinaison blanche) et du statut (aucun papier d’identité avec soi) le but était de former une masse compacte et uniformisée rendant tout contrôle et toute arrestation compliquée pour la police.

    Silhouettes spectrales à l’assaut d’une terre de désolation, l’ennemi est ici symbolisé par l’excavatrice, immense machine s’élevant à plus d’une soixantaine de mètres de haut vers laquelle ont convergé les militants.
    Entre elle et eux, un cordon de police allemande, en charge de maintenir la sécurité du site. Commence alors une bataille pour la justice climatique où des silhouettes en combinaison blanche se déploient face à des cortèges de policiers allemands en uniforme noir.

    Le noir et blanc est utilisé ici pour renforcer cette dichotomie, mais également pour préserver l’anonymat des silhouettes et des des visages revendiqué par les participants de cette action citoyenne spectaculaire et courageuse.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Comment le CHU de Bordeaux a broyé ses urgentistes
Les urgences de l’hôpital Pellegrin régulent l’accès des patients en soirée et la nuit. Cela ne règle rien aux dysfonctionnements de l’établissement, mettent en garde les urgentistes bordelais. Épuisés par leur métier, ils sont nombreux à renoncer à leur vocation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Force ouvrière : les dessous d’une succession bien ficelée
À l’issue du congrès qui s’ouvre dimanche, Frédéric Souillot devrait largement l’emporter et prendre la suite d’Yves Veyrier à la tête du syndicat. Inconnu du grand public, l’homme incarne, jusqu’à la caricature, le savant équilibre qui prévaut entre les tendances concurrentes de FO.
par Dan Israel
Journal
« Travail dissimulé » : la lourde condamnation de Ryanair confirmée en appel
La compagnie aérienne a été condamnée, en appel, à verser 8,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». La firme irlandaise avait employé 127 salariés à Marseille entre 2007 et 2010, sans verser de cotisations sociales en France. Elle va se pourvoir en cassation.
par Cécile Hautefeuille
Journal — Social
En Alsace, les nouveaux droits des travailleurs détenus repoussent les entreprises
Modèle français du travail en prison, le centre de détention d’Oermingen a inspiré une réforme du code pénitentiaire ainsi qu’un « contrat d’emploi pénitentiaire ». Mais entre manque de moyens et concessionnaires rétifs à tout effort supplémentaire, la direction bataille pour garder le même nombre de postes dans ses ateliers.
par Guillaume Krempp (Rue89 Strasbourg)

La sélection du Club

Billet de blog
Macron 1, le président aux poches percées
Par Luis Alquier, macroéconomiste, Boris Bilia, statisticien, Julie Gauthier, économiste dans un ministère économique et financier.
par Economistes Parlement Union Populaire
Billet de blog
Destruction du soin psychique (2) : fugue
Comment déliter efficacement un service public de soins ? Rien de plus simple : grâce à l'utilisation intensive de techniques managériales, grâce à l'imposition d'un langage disruptif et de procédures conformes, vous pourrez rapidement sacrifier, dépecer, puis privatiser les parties rentables pour le plus grand bonheur de vos amis à but lucratif. En avant toute pour le profit !
par Dr BB
Billet de blog
Le service public d’éducation, enjeu des législatives
Il ne faudrait pas que l’avenir du service public d’éducation soit absent du débat politique à l’occasion des législatives de juin. Selon que les enjeux seront clairement posés ou non, en fonction aussi des expériences conduites dans divers pays, les cinq prochaines années se traduiront par moins ou mieux de service public d’éducation.
par Jean-Pierre Veran
Billet de blog
par Bésot