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Printemps du confinement Jour 5: totalitarisme de santé publique

#confinementjour5. Premier WE du confinement. Encore plus de privation de liberté. La confusion du gouvernement est chaque jour plus évidente. Le gouvernement instrumentalise le conseil scientifique pour justifier sa brutalité répressive. Le préfet de Paris s'amuse à la chasse " aux imbéciles " avec ses drônes. Encore un plaquage ventral à Orly. La pénurie de masques est officielle.
  1. l’Écritoire une boutique dans Paris centre. Paris écrit son histoire. Signe de liberté d'expression avant le confinement. La démocratie est toujours attaquée par " le masque " contre le corona virus.

    Le changement de paradigme est en train de muter. Premier samedi du confinement total. Totalement totalitaire. 

    le virus est la priorisation. La simplicité annoncée par le ministère de l'intérieur - " c'est simple " -  raisonne comme la limitation de notre condition à obtempérer aux ordres. Le jour 5 est le jour du blocus des déplacements d'un état militaro-policier qui avance dans l'ombre du conseil scientifique. " C'est pas moi c'est le conseil scientifique " est récurrent dans le langage étatique.

    Toutes les gares du territoire national ne sont pas fermées mais " interdites ". BFM TV hier, annonçait " que les voyageurs qui se rendent en gare doivent-être munis de leur attestation de déplacement dérogatoire ou de leur attestation d'employeur pour justifier la caractère professionnel. " Il n'y aura pas de dérogation pour partir en WE " affirmait pourtant le ministre de l'intérieur hier dans un même temps. Savoir lire entre les lignes devient une nécessité démocratique. Dérogation est le changement de paradigme. Nos sorties s'appellent dérogations. Les nouveaux "joujous" du préfet des Alpes Maritimes, les drones policiers ont un message d'accueil pour les " confiné.e.s " : " tous les déplacements hors du domicile sont interdits - sauf dérogation - veuillez respecter une distance d'au moins un mètre entre chaque personne ".

    Dans les conférences du gouvernement se glissent des phrases intimidant la recherche de la vérité. " La légèreté est dangereuse pour les autres "" la polémique n'a pas sa place " lance Olivier Véran avant de reconnaître publiquement que le manque de masque FFP2 est dû à un stock de 600 millions jamais renouvelé l'Etat.

    Sandra infirmière aux urgences veut  " témoigner anonymement, car l'hôpital nous interdit de parler aux médias (hôpital de Mulhouse) - Les services de réanimation se préparent à trier les patients à sauver (Mathilde Gonnaec)

    Le bouclier de la nation, ainsi nommé par le directeur de la Santé, Jérôme Salomon, est devenu un étau qui se resserre. Le préfet de police de Paris tient dans ses main son jouet, l'étau, il s'amuse aujourd'hui à lancer une dizaines de drones sur la ville de Paris. Sont-elles munies de caméras de reconnaissance faciales ?

     

  2. Etat d'urgence climatique. Rue de Paris centre. La mariée est prisonnière et l'air libre libéré du CO2 gate. Les enterrements sont restreints à une poignée de proches. Est-ce que quelqu'un a des nouvelles des mariages ? Parait-ils qu'ils sont interdits aussi ? Est-ce que les naissances peuvent être interdites a demandé au conseil scientifique Edouard Philippe ? Cette phrase est de la prose humoristique. Pour ceux à rassurer, ajouterait peut-être le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui aujourd'hui à déclaré vouloir donner priorité pour les masques, à ceux qui sont à protéger plutôt que ceux qui sont à rassurer.

  3. Affiche dans Paris centre restaurant en résilience. Nous sommes tous inégaux dans notre confinement - déclaration universelle des droits du confinement dans le changement de paradigme

  4. Paris centre. Les berges de Seine sont interdites - anciennement fermées - interdit signifie que des contrôles de polices quadrillent le périmètre. L'ONU mentionnait récemment les déclarations de trois de ses experts: " il est essentiel que ses outils - l'utilisation croissante d'outils de technologie de surveillance pour suivre la propagation du virus - soient limitées dans leur utilisation, tant en terme de finalité de durée, que de droits individuels à la vie privée, à la non discrimination, à la protection des journalistes, des sources, que les libertés soient rigoureusement protégées."

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