Notre-Dame, le besoin de savoir, le droit ?

Comprendre ce qui s'est passé et savoir si après un tel accident, Comment et pourquoi ? un travail sera-t-il conduit pour ne plus en reproduire les causes ? Question technique ? Pas seulement

Histoire de ne pas mourir idiot ? Cet incendie, n'a heureusement pas fait de victime. La France possède un patrimoine considérable et les chantiers de restauration sont nombreux, comment fonctionne la sécurité dans cet univers particulier.

Depuis ce lundi soir, j'ai beaucoup de questions qui trottent dans ma tête, Pourquoi et comment cela est-il arrivé sur un chantier aussi unique et particulier. Tout était-il vraiment sous contrôle ? Des questions préalables n'ont-elles pas été éludées ? 

j'ai travaillé dans l'industrie et le bâtiment, le chapitre sécurité, comme dans beaucoup d'endroit, est essentiel, Comme les conducteurs d'engins de chantiers, et pour tant d'autres métiers, les échafaudages doivent être montés par des personnels qualifiés et certifiés, dans le cas d'un chantier si particulier ces consignes sont-elles renforcées ? Comme les installations publiques provisoires, sont-elles soumises à la certification des organismes de sécurité ? J'aimerais savoir, puis-je en avoir la prétention ? Les installations électriques doivent-elles être aussi soumises à certification ?

Un  tel chantier est passé par appel d'offres, comment sont élaborées les cahiers des charges sécurité ? Comment sont-ils transmises les aux candidats ? puis aux intervenants ? Quels sont les critères d'adjudication de ces chantiers sous cet angle ? 

Une étape de l'enquête nous rassure, le responsable de l'entreprise d'échafaudage nous garantit que ces équipes avaient respectées toutes les consignes de sécurité, je n'ai pas la prétention d'en douter. Il faut alors considérer que ces consignes de sécurité sont insuffisantes, inadaptées ou inappropriées, avant de penser reconstruction ne faudrait-il pas déjà regarder ces règles de sécurité et chercher à les adapter ?

Et puis comme tout n'est pas prévisible, ne faut-il pas renforcer les moyens de surveillances ? Voire intégrer les dispositifs d'interventions aux supères structures provisoires pour permettre des réactions ultra rapides ? Surtout quand ces structures sont implantées dans des endroits impossibles d'accès ? Probablement pas les bombardiers d'eau à disposition comme le proposait un expert mondial de l'immobilier, mais peut-être des colonnes d'eau voire des alimentations en poudre ? Pour illustrer.

C'est aussi une réflexion philosophique, quelle responsabilité avons nous vis à vis de ce patrimoine que l'Histoire de l'humanité nous a légué, mais déjà à l'égard de tous ceux qui interviennent dans ces chantiers si particuliers. Certes, tout cela un coût, mais comment le comparer, l'évaluer au regard de ce que nous risquons de perdre définitivement.              

Notre Président peut dire que la cathédrale sera reconstruite dans 5 ans c'est sans doute qu'il dispose déjà des éléments d'information élémentaires nécessaires, mais lesquelles ? Le plomb de la toiture, s'est répandu en fondant dans et sur la totalité l'édifice, s'est-il isolé dans un seul lieu ? Ce matériau pourra-t-il, devra-t-il être retiré au nom des risques techniques ou sanitaires ?

Certes Notre-Dame doit être restaurée, mais au  préalable ne faut-il pas connaître, comprendre et apprendre pour un plus jamais ça ? Malheureusement, ce n'est pas le premier monument qui disparaît, mais il me paraît inacceptable que ce soit par notre imprudence. Notre bien commun c'est déjà l'humain et notre intelligence. Merci pour vos apports et contributions pour mettre fin à ces doutes.     

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