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Nouvelle évacuation et destruction de bidonville à Montpellier

Ce mercredi 8 septembre, à Montpellier, les habitant.es du bidonville Zénith 2 ont été expulsé.es et leurs habitations ont été détruites dans la journée sur ordre du préfet de l'Hérault, Hugues Moutouh.
  1. 150 personnes environ vivaient à Montpellier, depuis 2010 dans le bidonville Zénith 2, sur un terrain mis à disposition par la municipalité.

  2. Contrairement à ce qui s'était passé pour le démantèlement du bidonville du Mas Rouge, la semaine dernière,  les familles ont été averties d'une future expulsion grâce à l'intervention de l'association AREA.

  3. Une centaine de policiers dont une compagnie de CRS sont arrivés sur les lieux dès 6h30.

  4. Les forces de police ont demandé aux représentant.es d'associations qui s'étaient rassemblé.es pour empêcher l'expulsion de sortir du bidonville . Les journalistes également ont été prié.es de quitter le site.

  5. Maître Elise de Foucauld, avocate des familles, a d'abord été empêchée de voir ses client.es avant de pouvoir entrer. Elle a déposé une plainte auprès du procureur contestant cette expulsion.

  6. En tout début d'après-midi, les familles ont commencé à évacuer le bidonville sous la surveillance des policiers.

  7. Zénith 2 était un site pilote dans le cadre du programme " Territoire zéro bidonville ". La mairie de Montpellier participait au financement de ce projet de résorption des bidonvilles.

  8. Des architectes de l'association Quatorze menaient depuis plusieurs mois un travail préparatoire de concertation auprès des habitant.es afin d'installer sur le site des blocs sanitaires et une maison commune.

  9. En fin de journée, les habitations ont été détruites par les tractopelles.

  10. De nombreux syndicats et associations, ainsi que la Ligue des Droits de l'Homme, dénoncent cette nouvelle destruction en pleine crise sanitaire,  quelques jours après la rentrée scolaire.

  11. En fin d'après-midi, sur 35 familles présentes dans le bidonville, 14 ont pu accéder à un logement provisoire à l'hôtel.

  12. En début de soirée, l'association AREA restait mobilisée pour trouver un hébergement d'urgence aux 43 personnes dont 14 mineur.es encore sans abri.

  13. L'indignation et la colère restent vives. D'autres solutions que l'expulsion et la destruction existent !

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