Dépression des internes : on en connaît tous un qui s'est suicidé. On devait agir !

Agir ou réagir principalement contre le « dogme » médical ?

Dépression des internes : on en connaît tous un qui s'est suicidé. On devait agir !

Agir ou réagir principalement contre le « dogme » médical ? 

En effet, dès 1996 le rapport commandé au Professeur Édouard Zarifian par Madame Simone Veil, lorsqu’elle était Ministre de la Santé, mentionnait que les médecins étaient, dès l’Internat, pour la plupart, incités par les Multinationales de la pharmacie à consommer des « tranquillisants ou des somnifères » !

Fort de ce constat et à des témoignages, l’AAAVAM grâce à Georges Alexandre Imbert son Président, obtenait en l’an 2000 du Ministre de la Santé Madame Dominique Gillot que la mention : « Peut favoriser un passage à l‘acte suicidaire » soit mentionné dans le R.C.P. (dictionnaire Vidal) ainsi que dans les notices de ces classes d’anxiolytiques.

16 ans ont passé sans mesure de prévention ou information sérieuse de la part de l’Agence du médicament (ANSM) et pas davantage de la HAS ! Pourtant avec près de 200.000 « T.S. » chaque année en France et environ 14.000 suicides réussis par divers moyens d’autolyses, les éminents savants des académies de médecine et de pharmacie auraient du se poser la question sur le « mésusage » de ces anxiolytiques de la classe des Benzodiazépines et apparentés comme le Stilnox. 

Pour leur défense, il faut savoir que le sujet est « tabou », les familles endeuillées font très peu remonter les informations aux Centres de pharmacovigilance et à l’ANSM. 

Toutefois la Direction Générale de la Santé bien informée de ce problème majeur de Santé Publique se contente de compter les morts par autolyses !

Un simple rappel pour ceux et celles qui liront ce message : 

Il ne faut pas prescrire des « tranquillisants ou des somnifères » à des patients suicidaires, dépressifs ou psychotiques. 

Il serait aussi utile que les pharmaciens et professeurs de pharmacologie donnent des informations au titre de la formation continue pour que les médecins fassent la différence entre les diverses classes de psychotropes. (Neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, Etc …). 

À noter que le Ministère de la Santé vient comme chaque année de nous refuser une modeste subvention destinée à lutter contre les suicides et « Crimes sous tranquillisants » favorisés par ces pilules du malheur.

Georges Alexandre Imbert

Président de l’AAA-VAM

Association loi de 1901

Agréée par le Ministère de la Santé
10, rue de la Paix
75002 Paris

Tél: 01 41 10 87 00

Site Web :  http://www.aaavam.eu

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