Lettre au Professeur Jean-Luc HAROUSSEAU
HAS
Paris le lundi 9 novembre 2015
Objet : Tuerie à Toulouse sous Benzodiazépines
Monsieur le Professeur,
Depuis bientôt un quart de siècle l’AAAVAM alerte les diverses administrations en charge de la surveillance des « Psychotropes », ainsi que les Ministères concernés (Santé, Justice).
Seule amélioration importante obtenue par notre Association en 1999, la modification du R.C.P des « tranquillisants et des Somnifères » :
- il avait été ajouté : « Peut favoriser un passage à l’acte suicidaire ».
Le psychiatre et « médecin expert » Zagury mentionnait dans un rapport en 1994 que le Valium « donne des idées suicidaires et favorise le passage à l’acte » !
Diverses affaires ont secoué le milieu médical ces dernières années, principalement, celle du Docteur Bécaud en 2010 avec un accès de violence sous Valium.
Les quatre enfants de 3 à 9 ans ont été massacrés à coups de bûche et sa femme poignardée.
La présence de « Zoloft » un antidépresseur cité par le Procureur semait aussi le doute sur la responsabilité des anxiolytiques.
Vendredi 6 novembre 2015, un médecin de Toulouse le Docteur Verdin a empoisonné sa petite fille de 3 ans et son fils de 21 mois avant de se suicider sous l’empire du Valium.
Valium toujours avec l’affaire de la rue Scheffer à Paris dans le 16ème, où un Polytechnicien sous l’empire de cet anxiolytique avait massacré en 1994 d’une manière effroyable toute sa famille. Nous avons eu connaissance du dossier « pénal » de Philippe Naigeon.
Les causes sont souvent identiques, les remèdes ordonnés aussi, les résultats suivent, ils sont d’environ : 200 000 T.S., par an en France, avec aussi 14 000 autolyses réussies par divers moyens ; la multitude des actes de violence sous l’empire des psychotropes « anxiolytiques » ne semble pas être répertoriés ?
Les dernières mesures de la HAS nous semblent très insuffisantes, la gravité des faits met en cause Madame Marisol Touraine Ministre de la Santé et aussi ses prédécesseurs.
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur le Professeur, à l'expression de nos sentiments les plus distingués.
Georges Alexandre Imbert
Président de l’AAAVAM