CRIMES SOUS TRANQUILLISANTS À SARCELLES

Sarcelles : un policier tue trois personnes avant de se suicider

Depuis plus de 25 ans notre Association créée en 1992 alerte les pouvoirs publiques sur le « mésusage » des « tranquillisants et des somnifères » anxiolytiques de la classe des Benzodiazépines et apparentés, comme l’Imovane ou le Stilnox.

En l’an 2000 la mention « peut favoriser un passage à l’acte suicidaire » a été ajoutée à notre demande au RCP (dictionnaire Vidal) de ces psychotropes particulièrement actifs ; mais aussi de manière ambiguë dans les notices.

Toujours grâce à nos interventions, des « pictogrammes » ont été apposés sur les boîtes de ces médicaments pouvant occasionner des troubles du comportement, et notamment pouvant favoriser des accidents de la circulation et d’avions (Germanwing) comme nous l’avons fait remarquer récemment à Madame la Ministre des transports.

En octobre 2016, grâce à la nouvelle Loi de Santé publique la HAS (Haute Autorité de Santé) a accepté notre « Alerte » concernant les 200000 tentatives de suicides/an en France et les quelques 14000 autolyses réussies, notre Alerte concernait aussi les violences et les tueries familiales, les accidents du travail et de la circulation, les actes de terrorismes, Etc.

À ce jour, malgré nos interrogations, aucune mesure n’a été prise par le Ministère de la Santé pour enrayer l’hécatombe ; aucun responsable des autorités sanitaires, mais aussi au Ministère de l’Intérieur ne semble se poser de question au sujet des actes de terrorismes, ni pour ces suicides dans les rangs de la Police et de la Gendarmerie.

Pour les policiers et gendarmes le moyen d’autolyse étant souvent l’arme de service, l’enquête s’arrête à ce stade, pourtant, il s’agit le plus souvent de personnes dépressives ayant reçu un traitement à base de tranquillisants ou de somnifères, anxiolytiques favorisant le passage à l’acte !

Il serait criminel de continuer de dissimuler plus longtemps la vérité sur l’influence de ces anxiolytiques dans toutes ces effroyables catastrophes sanitaires, nous demandons une nouvelle fois la publication des études et des mesures contre le mésusage des ces substances vénéneuses.

Pour mémoire : il ne faut pas prescrire de traitement à base de Benzodiazépines à des patients dépressifs, suicidaires ou psychotiques.

Les Caisses de Sécurité Sociale et les Mutuelles Santé doivent montrer l‘exemple et ne plus rembourser ces anxiolytiques lorsqu’ils sont ordonnés hors A.M.M.

 

Nous adressons ce communiqué sous forme de Lettre ouverte aux Ministres concernés.

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