DRAME FAMILIAL

DRAME FAMILIAL

DRAME FAMILIAL

Le 24 mai 2017, veille de l’Ascension vers 20 H, j’ai demandé à l’ami qui conduisait, en raison de l’embouteillage digne d’un film de Comencini, de prendre une déviation par Gometz-le-Châtel pour ensuite rejoindre l’autoroute A10.

Proche du Viaduc des Fauvettes, je ne pensais pas qu’un effroyable drame familial était   en cours.

Un père de famille, jetait ses deux petites filles âgées de 4 et 5 ans dans le vide avant de les suivre dans sa folie meurtrière.

Aucun médecin, psychiatre ou autorités responsables de la surveillance de la distribution des psychotropes en France ne me persuaderont, que ce désespéré en proie à une crise de jalousie, n’avait pas prémédité ses crimes et son suicide sans l’aide de tranquillisants et de somnifères, médicaments ordonnés par un médecin.

Comme pour toutes ces affaires au quotidien les autorités Judiciaires complices de ces « crimes sous tranquillisants » vont rapidement classer ce dossier, sans communiquer à la Presse les résultats des analyses toxicologiques réalisées post-mortem sur cet homme âgé de 38 ans.

 

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Dans quelques jours ce sera le 25ème anniversaires du décès de Laurent Alexandre Imbert, il avait 24 ans, mon fils s’est suicidé sous l’empire du Valium®, un 4 juin 1992.

Certains Professeurs et médecins experts ont indiqué dans leurs rapports que l’anxiolytique avait donné des idées suicidaires et favorisé le passage à l’acte.

Ma plainte a été classée sans suite grâce à l’intervention d’un médecin expert ayant des relations d’intérêts avec le Laboratoire Roche, expert désigné par la juge d’instruction (cet expert a depuis été radié de la liste des médecins experts).

Depuis, j’ai créé avec des proches l’AAAVAM, nous avons obtenu en l’an 2000 une mention dans le R.C.P. (Vidal®) « les Benzodiazépines peuvent favoriser un passage à l’acte suicidaire », puis en octobre 2016 l’acceptation par la HAS d’une Alerte au sujet des effets indésirables des « tranquillisants et des somnifères ».

Malheureusement, les violations des A.M.M. continuent de favoriser les 200 000 tentatives de suicides/an et les quelques 14000 autolyses réussies sans que les autorités sanitaires ne mettent en place des mesures de prévention et sanctionnent les mésusages.

Bien au contraire : l’Etat encourage les actes de violence contre soi même et autrui.

Quand aux organismes sociaux (Sécurité Sociale et les Mutuelles Santé), ils remboursent ces psychotropes dangereux sans aucun contrôle !

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