En défense de Jean Vanier

La nouvelle équipe dirigeante de l'Arche a émis un communiqué de presse diffamatoire sur la vie de son Fondateur Jean Vanier, il convient l'assume.

En défense de Jean Vanier 

Le successeur de Jean Vanier à la tête de l'Arche Internationale, M.Stephan Posner, soutenu par une équipe de direction dont l'aumônier de l'Arche, le Père Christian Maheas, a émis un communiqué de presse soutenant que son prédécesseur, à l'âge de 42 ans, a initié des relations qu’il qualifie d’agressions sexuelles avec 6 femmes au cours d'une période de 35 ans à partir de 1970.

D'après ce que révèle M.Posner de l'enquête qu'il a commandée à un organisme spécialisé dans les scandales sexuels, ses conclusions ne justifient en rien la qualification d’agression sexuelle dénoncée.
Il indique au contraire que ces femmes étaient libres, adultes, non handicapées, n'étaient pas placées sous son autorité, que "généralement" elles avaient un besoin d'accompagnement spirituel, mais ne prétendaient ni que celui-ci leur était imposé ni avoir subi de violences physiques, ni s'être opposées à une relation sexuelle, banale après un rapprochement intellectuel ayant lié un homme et une femme pendant quelque temps. Elles ne s'en sont pas plaintes pendant des dizaines d'années, jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle équipe de direction à l'Arche.

Jean Vanier, ni prêtre ni membre d'une congrégation religieuse, ni marié, mais ancien marin puis professeur de philo, n’avait aucune raison morale de s’abstenir de relations sexuelles.
Celles-ci ont apparemment choqué M.Posner qui a déformé les conclusions banales qu'il nous donne de l'enquête, en ajoutant aux mots "accompagnement spirituel" un commentaire personnel comportant une sonorité péjorative "à la mystique déviante", sans aucunement préciser ce qu'il entend par le terme vague de «mystique», ni par rapport à quoi celle-ci serait «déviante».

M. Posner utilise ensuite cette formule dépourvue de toute signification mais créant artificiellement un doute pour enchaîner sur les termes d'abus sexuels et d'agression sexuelle qui surgissent sans la moindre justification, constituant une scandaleuse diffamation.
Enfin il tente un amalgame avec le Père Thomas, décédé depuis longtemps et membre d'une congrégation dont les rapports avec sa juridiction  religieuse ne pouvaient concerner que des sujets de sa compétence, propres à la religion catholique.
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Pour les femmes qui n'avaient pas sollicité d'accompagnement, M.Posner ne donne aucune justification aux mots d’abus sexuels et agression sexuelle, ce qui constitue une diffamation encore plus choquante. 

M.Posner a dénoncé par son communiqué de presse l'intimité de la vie de Jean Vanier à l'heure où celle-ci est considérée comme sacrée, même dans les cas révélés récemment où le responsable principal est l'auteur d'une vidéo de sa propre vie intime. C'est le dénonciateur qui a été mis en prison.
M.Posner et ses soutiens devront maintenant assumer leur propre mystique  qui a tenté d'abîmer l'image de Jean Vanier et celle de toute l'Histoire de l'Arche, sur laquelle ils avaient cependant mission de veiller.

L'auteur de ces lignes, André Monneron, est le frère de Cathy qui a vécu une quarantaine d'années heureuses à l'Arche et était invitée tous les mardis pour déjeuner à la table de Jean Vanier dans le Foyer où il habitait, à quelques kilomètres du sien.                         freredecathy@yahoo.fr

 

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