Le PS colonisé d’Olivier Faure : en route vers la débâcle

Olivier Faure annonce la nouvelle donne du PS : celle des « socialistes en perruque » (G.Simmel): des gens qui se disent de gauche mais se confondent en une hypocrisie mal cachée dans des visions de droite, aujourd’hui celles de Sarkozy, Wauquiez et de ses pires affidés.
  1. Olivier Faure annonce la nouvelle donne du PS : celle des « socialistes en perruque » (G.Simmel): des gens qui se disent de gauche mais se confondent en une hypocrisie mal caché dans des visions de droite, aujourd’hui celle de Sarkozy, Wauquiez et ses pires affidés. Le printemps républicain qui regroupe tous les experts-artisans de l’islamophobie ont dorénavant colonisé un parti : celui du PS de Faure. Ils ont publiquement applaudi  leur ami Olivier Faure qui en a rougi, lui, le membre du printemps républicain. Sur la laïcité, ce sera du Valls comme marchandise.

Un réservoir vide 

De quoi masqué le réservoir vide, la pensée résolument faible, la petitesse intellectuelle et la tyrannie du court terme : s’édulcorer avant de fondre très rapidement voilà l’avenir de ce PS. Un seul objectif : se perpétuer pour perdurer. Économiquement, pas de projet ni de réponses  (ni sur les écarts sociaux ou le rôle du capital...) sauf qu’on consent que le néo-libéralisme c’est finalement pas trop mal, sur les questions sociétales le logiciel est périmé, en retard  (on est encore dans un antiracisme domestiquée version LICRA...). Le PS suit, sans sourciller, un parcours qui va dans une seule direction : à droite et surtout la pire des droites et même presque à l’extrême-droite sur certains domaines... À force de se convaincre d’être un groupe différent, au dessus de la mêlée, l’armée invincible du progrès, le PS n’a rien renouveler, il achève son siècle et demi dans des idées mortes. Faure fait du rechauffé, sclérosé.

Invoquer un héritage pour l’usurper 

Le même qui, grandiloquent, fait appel à des figures comme Jean Jaurès ou Aristide Briand pour espérer faire croire qu’il en poursuit l’héritage et les idées mais c’est oublier que :

  1. Le premier est mort pour la paix, le courage intact, toujours dans la mêlée, dans la lutte d’une vie  qu’il a consacré pour les plus modestes
  2. Le second a été l’artisan maître de la loi de 1905 dont le combat et la pierre angulaire a été de ne pas froisser les sentiments religieux (des chrétiens) et d’obtenir la nécessaire laïcisation de l’ETAT pour « affranchir ce pays d’une véritable hantise sous l’influence de laquelle il n’a que trop négligé d’autres questions importantes, d’ordre économique ou sociale […]

Tourner la page, pacifier la société pour s’attaquer aux questions économiques, sociales... voilà le projet.

Affranchir l’Etat de ces querelles ce n’est le but de Faure mais faire semblant sur la haine religieuse qui frappe les musulmans en déniant tout bonnement L’islamophobie, c’est son grave discours et pas celui de Briand ni de Jaurès. Ces deux là avaient en ligne de mire d’assurer la paix civile dans le respect de toutes les sensibilités pour pouvoir, enfin, passer à tous nos combats communs : des injustices sociales à la nécessaire révolution économique. 

C’est sûrement le moment pour la gauche, si elle est, de se délester du PS de Faure et de donner les réponses qui lui permettront peut-être d’être à la hauteur de son temps.

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