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Billet de blog 3 nov. 2019

CEBOS NALCAKAN – Photos sombres, Regard clair du 18e

Zoom sur Cebos Nalcakan artiste photographe du 18e arrondissement de Paris.

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                                                                                                                      (Crédit photo: Yveline Ruaud)

Cebos Nalcakan, Djibril de son vrai prénom est un artiste photographe du 18 ème arrondissement de Paris.

LE RAP

On ne peut pas discuter avec Cebos et passer à coté de sa passion pour le rap. A ses débuts il commence à filmer des scènes de vie de son quartier et accompagne la Scred Connexion en tournée, puis de plus en plus d'artistes. Ses photos ont la même saveur que le rap qu'il préfère, sombre, brut et mélancolique. Il choisit le noir et blanc et fait ressortir de ses sujets toute la sincérité et la pureté possible.

Il n'est pas photographe de concert pour autant, il veut montrer plus de choses et faire passer des messages, le coté répétitif le lasse.

BASTARD PROD
 

« ARRÊT SUR IMAGE »

Un futur projet en lien avec le rap qui verra bientôt le jour. Toujours plus créatif il propose à des rappeurs de choisir une de ses photos pour écrire un son dessus. Une très bonne sélection apparemment, il sait m’en dire suffisamment pour mettre l’eau à la bouche et à la fois garder le mystère. Quelque chose d’inédit et une très belle façon d’allier ses arts préférés. À suivre ... !

PARIS BEZBAR, LE MONDE

Dans un reportage photo intitulé PARIS BEZBAR, Cebos immortalise les acteurs du quotidien de ces rues dans lesquelles il a grandit. Les jeunes, les vieux, les dealers, les toxicos... Il nous laisse un souvenir touchant et très intime du quartier. Il peut y rester des heures à observer et capturer ces moments précieux qu'on pourra encore admirer les années à venir. Au bout de quelques mois il passe inaperçu au milieu d’eux et capture des images très spontanées, personne ne pause pour lui. Je ressens bien qu’il est fier de son quartier et que son quartier est fier de lui.

 

BARBES

À partir de 2015 s’ensuit des voyages en Inde, aux Philippines, au Brésil et en Ethiopie. Un véritable choc des cultures mais de belles leçons de vie. Son côté humain nous saute aux yeux à chacun de ses clichés car il n'est pas parti photographier le paysage comme tout bon touriste. Cebos s'aventure dans les bidonvilles à la rencontre des gens. Malgré la barrière de la langue, il réussit à faire ressentir aux habitants qu'il est là pour le partage et s'intègre parfaitement car chez lui tout est dans l’attitude, juste son sourire suffit.                    

                                                                                                                                                                  

MANILLE

BRÉSIL

HUMAIN

Outre la street il nous offre des reportages sur le quotidien de personnes âgées vivant seules et également celui d’une drag-queen parisienne... Il sort de sa zone de confort et nous raconte naturellement des sujets dans lesquels ils se sent à l'aise. Il en décide au feeling et peut importe l'environnement il apporte son grain avec succès, on le reconnait directement et c'est là qu'est sa force .

« Les gens, c'est des bibliothèques vivantes »

Cebos est clairement un amoureux de l'humain, vous l'aurez compris, il fait partie des personnalités que l'on oublie pas. Dès notre première discussion je vois rapidement qu’il accorde beaucoup d'importance au sens des mots et me raconte avec précision et simplicité les anecdotes de son travail. C’est un passionné un point c’est tout.

Pour les plus curieux d'entre vous qui êtes à la recherche de nouveaux lieux sur Paris vous pourrez découvrir son exposition jusqu’au 11 novembre chez Les Mah-boules 14 rue de Jessaint, 18e.

Mais également sur Instagram et Facebook : Cebos Nalcakan « Picsandlove »

Article d' INES BDR 

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