Humilier une femme devant l'enfant, c'est souiller l'âme de l'enfant...

Chronique de femmes #1 - Je suis Laetitia, une femme comme les autres... Pas tout à fait... Je suis une femme qui a subi la meurtrissure de la violence conjugale dans ma chair, dans mon âme, dans ma psyché...

 

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Je suis Laetitia, une femme comme les autres...
Pas tout à fait...
Je suis une femme qui a subi la meurtrissure de la violence conjugale dans ma chair, dans mon âme, dans ma psyché.

Une femme qui a subi le joug de la lâcheté d'un homme.

Finalement, quand je vois le nombre de femmes qui se trouvent dans mon cas, quand je sais qu'au moment où vous lirez cet article, plusieurs femmes auront succombé sous les coups d'un homme...
Je suis certainement une femme comme les autres... Comme d'autres... C'est selon...

Suis-je en droit d'exécrer l'homme qui m'a permis d'être la maman de cette princesse sans que l'on m'accuse d'aliénation parentale ?

Je pensais que le temps et la distance auraient permis d'apaiser tous ces mois, toutes ces années de douleurs.

Et puis, cet après-midi, passant un bon moment, comme toutes mamans, je mets des limites à ma fille afin qu'elle se reconstruise le plus sereinement possible.

Mon " NON " d'aujourd'hui m'a valu cette phrase de sa part:

" JE VAIS LE DIRE À PAPA, IL VA TE TAPER! "

Sur le coup, je n'ai pas voulu y croire !
Mais ma petite fille si douce a dit ces mots qui m'ont poignardée...

J'ai tellement été sous le choc que je n'ai même pas encore réussi à avoir une discussion constructive car j'ai réagi avec colère en entendant cette phrase.
Pourtant, je le sais pertinemment que ce n'est pas de sa faute.

Son nom est officiel "C....."
Jamais, je ne lui pardonnerai cela ! JAMAIS !

Je pense avoir bien pleuré pendant de longues heures après que ma petite soit au lit.
Puis il faut réfléchir à la suite...

Une chose qui est sûre, je ne le laisserai plus abîmer notre fille plus qu'il ne l'a fait.
C'est ce que je me disais...

Mais dans le cadre du droit de visite, j'ai dû à contrecœur lui remettre sa fille pour quelques heures...Quelques heures seulement...Quelques heures de trop.

Lorsque je l'ai récupérée le cauchemar s'est répété...

"PAPA IL EST TRÈS EN COLÈRE CONTRE TOI!"
"MAMAN ELLE EST MALADE!"
"PAPA A DIT: JE L'AI TAPÉ UN TOUT PETIT PEU"

"Un tout petit peu" lui a-t-il dit...
Mais ce n'était pas le pire. Ces nouveaux coups de poignard à répétition ont été conclus par la cerise mortelle sur le gâteau quand elle a osé me dire:

"T'ES PAS MA MAMAN!"

Si j'entends encore une personne ou des professionnels me dire que la violence à l'égard des femmes n'a pas d'impact direct sur l'enfant et que celui-ci doit conserver des liens avec ces monstres...
Je risque de ne pas répondre gentiment...

Je me sens abandonnée par la République Française.

En conclusion je finirai par notre belle devise:

                       liBerté
                    égaLité
                      frAternité
                       liBerté
                    égaLité
                      frAternité
                      liBerté
                   égaLité
                     frAternité

BLA BLA BLA...

Laetitia Baris, présidente de la structure "Le Silence plus jamais", Conseillère Nationale "FR - Les Forces Républicaines" sur les questions du droit de la famille et de la protection de l'enfance.

www.fr-forcesrepublicaines.com

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