REFLEXIONS SUR LE SMIG

Un récent article de Médiapart évoque , exemples à l'appui, la difficulté de vivre avec le SMIG. Cest un sujet complexe qui mêle les conditions morales , la vie quotidienne et la réalité économique, je me permets de livre quelques réflexions personnelles:

je ne saurais apprécier la pertinence de l'échantillon retenu par les journalistes mais j'obsrve que la quasi totalité des personnes interrogées vit dans dans la sphère publique et bénéficient de revenus prélevés sur la crétion de richesses. La France a l'un des taux les plus élevés de dépenses publiques des pays occidentaux

La crise économique a durci les critères d'exigence et creusé les écarts résultant naturellement des différences de contribution des agents économiques au développement des activités de production de richesses. La France est certainement le seul pays dans lequel la question de l'égalité est centrale au point de se muer en recherche d'un égalitarisme niant la réalité des différences d'apports à l'activité économique.

Le coût du travail non qualifié est considéré comme trop élevé par rapport à sa contribution et tout accroissement de ce coût aboutira à des destructions d'emplois dans la sphère privée sans compter les répercussions sur les finances publiques; des études estiment qu'un point d'augmentation du SMIG = 15.000 emplois supprimés.

Compte tenu du poids élvé des charges qui pèsent sur le travail tant pour les entreprises que sur les salariés, la France réussit le triste exploit de faire coexister des rémunérations nettes faibles et un coût du travail élevé! La vraie réserve d'accroissment du pouvoir d'achat ne résiderait-elle pas dans une diminution des charges qui serait convertie en un accroissement des rémunérations nettes? Encore faudrait-il accepter de revoir nos systèmes sociaux pour aboutir à cette diminution des charges et d'enclencher des négociations entre partenaires sociaux pour que la contrepartie de cet effort apparaisse dans les rémunérations.

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