ACNM (avatar)

ACNM

Abonné·e de Mediapart

160 Billets

0 Édition

Billet de blog 7 juin 2011

ACNM (avatar)

ACNM

Abonné·e de Mediapart

Le risque entrepreneurial existe, acceptons le

ACNM (avatar)

ACNM

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Certains des agriculteurs, ces jours ci, sont victimes d'un double effet kiss cool. Après que la sécheresse ait déjà serieusement affecté l'exploitation d'un grand nombre de maraichers, c'est la crise du concombre venu d'Allemagne et d'Espagne qui impacte maintenant, et directement, les producteurs français. Du coup, on réfléchit à la manière dont on va pouvoir indemniser les exploitants agricoles.

Or, si on y creuse la question, on est obligé d'admettre que l'indemnisation suppose l'existence de victimes. les agriculteurs doivent-ils être exonérés du risque météo ou des fluctuations du marché ? Pour rappel, un agriculteur, c'est d'abord et avant tout un homme ou une femme qui, à l'aide d'emprunts bancaires ou d'héritage, possède de la terre, des batiments ou du matériel pour faire pousser des céréales, fruits et légumes ou élever des animaux dans l'espoir de vendre sa production à un prix supérieur à son cout de revient.

Un agriculteur est un entrepreneur qui agit pour faire des bénéfices.

C'est vrai que depuis des années, on nous a habitué à ce que les profits soient privatisés et les pertes socialisées. Mais les contribuables vont-ils accepter cela encore longtemps ? Les entrepreneurs, en travailleurs indépendants donc libéraux, doivent accepter tous les risques, ou alors ils doivent, quand les profits sont au rendez vous, les partager avec la collectivité, façon kholkoze. Il ne peut y avoir de garantie disant que le chiffre d'affaire des producteurs de concombre sera stable ad vitam aeternam.

La PAC est déjà une hérésie, alors que l'Europe autorise les Etats à subventionner les agriculteurs victimes de la crise de la bactérie tueuse et elle se tirera encore une balle dans le pied.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.