Le pire, en matière de racisme, résulte moins dans l'insulte que dans le manque de compassion envers les victimes. Or, que l'on se prénomme Mamadou, Mohammed ou Marc, l'impression est que l'autre est toujours mieux protégé.
Depuis la Seconde Guerre Mondiale, qui, quelque part, a poussé le concept du racisme jusqu'à l'extrème jusqu'au pire, le racisme est au mieux mal vu, et au pire un délit, dans la plupart des pays Européens. Et en France, depuis les Années 80, on a les professionnels de l'anti racisme, ironie du sort, surtout à gauche. Pourquoi ironie ? Parce qu'historiquement, la gauche n'a pas toujours été au top de l'égalité entre Français, quand il s'agissait de massacrer les Vendéens, de guillotiner à tour de bras les descendants des germains Place de la Concorde, de justifier la colonisation ou de fermer les yeux sur la répression en Algérie avant 1962. Ceci dit, quand il y a un acte raciste médiatisé, on attend du Parti Socialiste, qui a fait de la fraternitude son fond de commerce, au minimum un communiqué de presse. Alors que l'affaire Guerlain fait débat,
la salle de presse du Parti Socialiste reste tristement vide. Celle de l'UMP aussi, mais la c'est plus logique, avec un ministre de l'intérieur condamné par la Justice, en première instance, pour propos racistes.
Du reste, on se demande quel est le critère de choix des politiques dans leurs déclarations anti racistes. Quand le racisme pur s'exprime, ils restent silencieux.
On a vu ni Marie-Ségolène Royal, ni Mélenchon, ni Hollande, ni Manuel Valls défendre ces deux gamins agressés dans le métro, demander que la justice mette tout en oeuvre etc.
Disons le clairement, l'anti racisme est un piège dangereux à la fois pour les victimes d'actes racistes et pour les autres.
On parle beaucoup des actes antisémites : Selon Brice Hortefeux, 704 faits ont été recensés sur les neuf premiers mois de 2009 . Combien d'actes antichrétiens sur la même période, en France ? Le racisme anti blanc, on le sait, est une réalité. Comment ne pas laisser le sujet à l'extrême droite ?
L'Etat, qui se mèle de tout, pense aussi pouvoir introduire dans le droit des notions de péchés originels donnant droit à une repentance éternelle. On ne peut pas nier que des marchands ont fait traverser l'Atlantique à des hommes et des femmes enchainés à des bateaux insalubres, dans d'effroyables conditions de promiscuité, pour les revendre en Amérique. On ne peut pas nier que les turcs ont quasiment réussi à éliminer entièrement le peuple kurde. On ne peut pas nier que la police française a précédé les demandes de l'occupant nazi en raflant lui-même hommes, femmes et enfants pour les envoyer vers une mort certaine. Par contre, le français de 2010 doit il être tenu pour responsable de tout cela ? Rien n'est moins sur.
Les politiques de réparation ne sont jamais suffisantes, de toutes façons.
Alors, dépénalisons les racismes, tous les racismes. Et contentons nous de mettre en oeuvre une France rationnelle donc apaisée. Ne donnons pas plus de poids qu'il n'en faut aux agressions racistes, appliquons simplement la loi sur les coups et blessures, l'injure publique ou le refus de vente. En ce qui concerne la discrimination à l'embauche, elle est la conséquence directe de la politique ultra socialiste de malthusianisme en matière économique. Créons en France un climat favorable au business et tout le monde, par la force des choses, retrouvera un emploi, femmes, jeunes, arabes ou handicapés compris. Ne laissons pas notre politique internationale être influencée par des considérations intérieures, et soyons cohérents. Dénonçons tous les pays détenteurs d'armes nucléaires non déclarées, y compris Israel ou la Corée du Nord, ou n'en condamnons aucun. Indignons nous contre les actes de guerre, y compris nos bavures en Afghanistan, ou n'en mentionnons aucun. Appelons l'ensemble de nos partenaires à appliquer les droits de l'homme, y compris les Chinois ou les Saoudiens, ou alors abstenons nous pour tous.
Nous ne devrions pas craindre d'etre pris en flagrant délit de contradiction sur le racisme. Soyons donc déjà clairs avec nous même. Faire du racisme un délit n'empêche pas les gens de penser et d'agir, y compris au plus au niveau de l'Etat. Alors arretons les crimes de pensée et faisons plutot de l'égalité devant la Loi notre priorité. Du reste, le consommateur, lui, a une arme encore plus puissante à sa disposition : son porte monnaie.
Billet de blog 19 octobre 2010
Dépénalisons les racismes, tous les racismes
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