Je connote sexuellement

 

Depuis un moment déjà, Mediapart essaye de faire son beurre grossièrement en exploitant littéralement soit l'Islam (dans une sorte d'islamophilie qui rendrait presque jaloux Monseigneur Lefebvre), soit les "scandales" sexuels à répétition, ce qui n'est ni plus ni moins digne, à la longue, que d'un taboïd puritain. La scène du Sofitel exportée d'Hollywood est rejouée à l'infini, comme des répliques surannées d'une marchandise qui ne veut pas dire son nom. La pensée cède la place au spectacle, chaque jour davantage et à mesure un petit peu plus minable.

En outre, la publicité complaisante et répétitive du scandale à "'connotation" est foncièrement de mèche avec un régime qui veut cultiver le puritanisme et la délation dans le but de dresser les uns contre les autres pour les immobiliser. Il s'agit bien d'un mode de gouvernement. S'assoir qui plus est sur le féminisme pour légitimer ces tristes manœuvres ferait aujourd'hui vomir Louise Michel ou Rosa Parks.

A défaut de lire, j'irai revoir un Hitchcock, et ses images pornographiques à connotation sexuelle avérée.

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