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Billet de blog 4 mai 2011

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Journalistes en Afghanistan : négociations toujours en cours, affirme Juppé

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(AFP) – Il y a 18 heures

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré mardi à la presse que les négociations pour la libération de deux journalistes français otages en Afghanistan n'étaient "absolument pas" rompues après la mort d'Oussama Ben Laden.

A un journaliste qui lui demandait si les négociations étaient rompues, il a répondu : "absolument pas".

"Mais vous connaissez ma position, pour éviter que ces négociations ne soient compromises, c'est de ne pas vous en dire davantage", a-t-il dit, à propos des deux journalistes de la chaîne de télévision publique France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, otages depuis décembre 2009 en Afghanistan.

"Je n'ai aucune information me permettant de penser que ce qui s'est passé hier a bloqué le processus de discussion qui est en cours, mais qui est difficile", a-t-il dit.

"Nous avons pensé être très près du but au début de cette année, malheureusement les choses se sont compliquées, nous avons repris nos démarches, nos discussions, en gardant confiance dans la possibilité de les faire aboutir favorablement, je ne donnerai pas de délai ni de date, vous connaissez là-dessus ma prudence", a-t-il encore déclaré.

Sur le point de savoir si la mort d'Oussama Ben Laden compliquait les choses pour leur libération, il a répondu : "Je ne sais pas".

"L'interprétation positive, c'est qu'Al-Qaïda et l'ensemble des réseaux terroristes sont affaiblis et que cela permet de rouvrir des voies de négociations plus rapides et plus efficaces, je le souhaite de tout coeur", a dit le ministre.

"Il y a une interprétation moins positive qui est que cela peut provoquer des réactions de représailles ou de rétorsion, je n'ai pas la possibilité aujourd'hui de marquer le point d'équilibre entre ces deux interprétations et nous allons continuer à travailler pour que le meilleur soit possible", a-t-il assuré.

La Commission européenne a de son côté rendu hommage mardi aux deux journalistes français, réclamant leur libération immédiate à l'occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse.

La conférence de presse quotidienne des porte-parole de l'exécutif européen s'est tenue avec, en arrière-plan, la photo des deux journalistes de la chaîne de télévision France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, projetée sur un écran géant avec ce slogan: "Libérez les journalistes".

"La Commission européenne souhaite mettre l'accent sur le sort des journalistes européens pris en otage, cela va faire bientôt 500 jours que deux journalistes français et leurs 3 accompagnateurs ont été pris en otages", a rappelé sa porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen.

"La Commission souhaite profiter de cette journée mondiale pour la liberté de la presse pour appeler à la libération de ces journalistes, nous souhaitons qu'ils puissent rentrer aussitôt que possible" pour retrouver leurs familles, a-t-elle ajouté.

De manière générale, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a jugé dans une déclaration que "la liberté d'expression est un des piliers fondateurs de nos démocraties et de l'Union européenne".

"Cette liberté doit être préservée et renforcée partout où elle est menacée. La Commission européenne a toujours été du côté de ceux qui défendent cette valeur fondamentale et le restera, en Europe et dans le monde", a-t-il dit.

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