ça monte, ça monte, ça monte... et là: ça tourne!

Ca monte, ça monte, ça monte... et là : ça tourne !

          Je continue mon chemin de la découverte de la répression politique, de la diversité des tactiques et du profilage politique. Je découvre le déployement de la police de la Montréal (SPVM) lors de manifestations pacifistes mineurs et qu'une des chose qui protège contre la répression policière c'est le nombre : empêcher 500 personnes de manifester, c'est pas la même chose que d'empêcher 5000 personnes de manifester.... Bref, une vraie conscientisation ...dans la musique, les clins d'oeil poétique et la solidarité des manifestant.e.s. !

        Mais alors, à ce moment même, le Printemps2015, connaît probablement un tournant important par la tentative de criminalisation du mouvement de lutte étudiant et par une conséquence de cette criminalisation : le positionnement solidaire d'enseignants universitaires.


        Il est évident que la violence policière et les mouvements étudiants ne datent pas d'hier, cependant, je me questionne sur la criminalisaton de ces mouvmeents, dans notre contexte de terrorisation par le « tout terrorisme » (enfin surtout ce qui arrange les plus puissants).

 

          Les lieux de l'histoire se passe à l'UQAM : l'Université du Québec A Montréal, université du peuple pour beaucoup. L'UQAM est historiquement un haut lieu de l'enseignement et de la recherche des pensées maxistes, communistes, anarchistes, féministes,... au Québec.

D'ailleurs peut être connaissez vous Norman Baillargeon, professeur en sciences de l'éducation à l'UQAM, anarcho-syndicaliste, essayiste et auteur du Petit Cours d'Autodéfense Intellectuelle :

http://www.bepecaser.org/Chroniques_de_Normand_Baillargeon.pdf

 

            Pour comprendre ce qui est en train de se passer, il me parrait important de comprendre plusieurs choses :

  1. Ce qui fait la force des associations étudiantes majoritaires c'est leur organisation démocratique : les AG votent et l'association n'a pas de décision à prendre, elle se veut représentative de sa base.

  2. Le droit de grève des étudiants fait jurisprudence : aucun texte de loi n'autorise ni n'interdit le droit de grève étudiant. En d'autres termes, c'est un vide juridique qui permet d'interpèter les lois existantes selon le point de vu que l'on veut.

  3. Le piquetage, c'est à dire l'action d'empêcher l'accès aux cours pour tous les étudiants dont les associations ont voté la grève, est une action fondammentale pour la reconnaissance du droit de grève étudiant. Dans l'exercice du pouvoir démocratique, les actions de piquetage font partir du pouvoir exécutif de cette organisation associative.

  4. Il me parrait aussi important de comprendre que le mouvement social (Printemps 2012) a commencé, comme beaucoup de mouvements sociaux, dans les universités. S'en prendre aux mouvements étudiants, c'est empêcher l'émergence d'un éventuel mouvement social.

 

QUELQUES FAITS CLES :

      Le 24 mars 2015 : l'UQAM expulse neuf étudiant.e.s dits « militant.e.s ». Ils seraient accusé.e.s d'avoir commis « du vandalisme et des actes illégaux ».

Article dans LeDevoir :http://www.ledevoir.com/societe/education/435319/l-uqam-expulse-neuf-etudiants-militants

 

        Dans un contexte de pression de la part d'étudiants qui refusent de reconnaître l'organisation démocratique de leur association -notamment organisés dans la Fondation 1625-, l'UQAM demande une injonction provisoire à la Cour supérieure du Québec pour empêcher les perturbations d'accès aux cours. Le 1er avril, l'injonction provisoire (jusqu'au 13 avril) est accordée à l'UQAM par le juge Mongeon de la Cour supérieure du Québec : http://www.droit-inc.com/article15040-Une-injonction-accordee-a-l-UQAM


L'ANALYSE :

           Le 2 avril, les AlterCitoyens rencontre le sociologue Marcos Ancelovici qui expose son analyse sociologique de la répression politique à l'UQAM

https://www.youtube.com/watch?v=85vEkwRMqpU

 

AUJOURD'HUI, 8 avril :

          Des étudiant.e.s (masqué.e.s, et oui, la vidéosurveillance,...) sont entré.e.s dans l'UQAM pour réaliser des actions de piquetage. Pour la première fois, les agents de la surveillance ont fait appel à la police de Montréal (SPVM). 21 arrestations ont eu lieu. Des professeurs ont fait un cordon pour essayer d'empêcher la SPVM de s'approcher des étudiant.e.s.

http://www.ledevoir.com/societe/education/436642/matinee-mouvementee-a-l-uqam

 

        Ce soir, un regroupement va avoir lieu en solidarité avec les 21 étudiant.e.s arrêté.e.s.

Adeline

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