Journée internationale de la liberté de la presse : communiqué de l'AFPS

Journée internationale de la liberté de la presse : en Palestine occupée aussi, des journalistes harcelés, emprisonnés, privés de leur droit d’informer

A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, aujourd’hui 3 mai, l’Association France Palestinien Solidarité exprime sa solidarité avec les 16 journalistes qui sont détenus par les autorités d’occupation israéliennes.

Quatre d’entre eux ont été placés en détention administrative, c’est-à-dire sans communication du motif de l’arrestation ni des charges retenues.

Quatre journalistes ont été arrêtés en moins d’une semaine : Ainsi Alaa Al-Rimawi, 43 ans arrêté le 21 avril 2021 placé en détention administrative ; Mohammad Ateeq, 27 ans, de Burqin/Jénine, photographe, arrêté le 23/04/2021 et transféré vers une destination inconnue ; Moufid Jalghoum de Jénine, a été arrêté le 23/04/2021 ; Qutaiba Qasem reporter et photographe, 34 ans, de Bethléem, a été arrêté le 23/04/20201, à son retour de Jérusalem. Jérusalem où ont eu lieu les attaques violentes de fascistes juifs aux cris de « A mort les Arabes » et où l’armée israélienne a interdit l’accès aux Palestiniennes et Palestiniens l’accès à la porte de Damas, lieu de rassemblement en cette période de fête.

Le syndicat des journalistes palestiniens fait état 183 crimes et violations graves contre la presse en Palestine commis par les forces d’occupation, depuis le début de cette année jusqu’à la fin avril dernier, y compris 67 cas de détention du personnel de presse et 22 cas d’agression physique.

Ces atteintes graves à la liberté de la presse sont notamment en contravention avec la résolution (2222) du Conseil de sécurité de l’ONU relative à la protection des journalistes.

Une trentaine de pays soutiennent la Convention internationale sur la sécurité et l’indépendance des journalistes et autres professionnels des médias de la Fédération internationale des journalistes (FIJ, première instance mondiale de représentation des journalistes avec quelques 600 000 adhérents dans 150 pays), afin qu’elle soit adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies.

La France s’honorerait à soutenir cette convention.
Elle doit faire pression sur les autorités d’occupation israéliennes pour qu’elles libèrent tous les journalistes détenus sans autre raison que de pratiquer leur travail médiatique, qui est garanti par les lois et normes internationales et humanitaires.

Le Bureau National de l’AFPS
Le 3 mai 2021

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