83 Billets

0 Édition

Billet de blog 10 mars 2022

Non à la dissolution de deux collectifs de solidarité avec la Palestine

Communiqué de l'AFPS

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le conseil des ministres du mercredi 9 mars vient de prononcer la dissolution de deux collectifs de soutien à la Palestine. C’est un acte grave par lequel le gouvernement impose des critères de bienséance au-delà desquels l’expression de la solidarité avec le peuple palestinien serait interdite en France. C’est une atteinte intolérable à la liberté d’expression et à la liberté d’association.

Ainsi, le décret de dissolution du Collectif Palestine Vaincra, relève que le droit de contester la politique d’Israël est possible, à condition de ne pas « excéder les limites de la liberté d’expression ». Parmi ces limites qui tendent à prouver que ce collectif « appelle régulièrement à la discrimination et à la haine envers l’État d’Israël et les Israéliens », le décret cite ses appels réguliers à boycotter les produits israéliens ou à soutenir le droit au retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres !

Le gouvernement, reproche à ces collectifs de se déclarer solidaires de la résistance palestinienne sous toutes ses formes et les accuse de se rendre complices « d’organisations reconnues comme terroristes par l’Union européenne ». Alors même que l’Union européenne a supervisé en 2006 des élections en Palestine avec la participation de ces organisations palestiniennes...

Aujourd’hui le gouvernement, sous l’autorité d’Emmanuel Macron, tente d’imposer l’idée que poursuivre avec pugnacité une activité de soutien au peuple palestinien contre le régime d’apartheid israélien conduit inexorablement à faire l’apologie de la violence et de l’antisémitisme. Et pour appuyer ses dires, suivant une pratique qui devient habituelle, il rend les associations responsables de commentaires faits par des tiers sur leurs réseaux sociaux...

L’AFPS continuera de dénoncer ces amalgames outranciers et ces graves atteintes aux libertés associatives et à la liberté d’expression de la solidarité avec le peuple palestinien.

Le Président de la République qui s’est montré incapable de prendre la moindre mesure contraignante vis-à-vis de l’État d’Israël pour faire respecter le droit, s’en prend maintenant aux organisations de la solidarité avec le peuple palestinien, en complicité avec le CRIF et dans une démarche qui semble dictée par l’État d’Israël.

Non seulement la solidarité avec la Palestine n’est pas un délit, mais nous réaffirmons qu’elle est un droit et un devoir en opposition au colonialisme et au racisme dont se rendent coupables quotidiennement les autorités israéliennes.

L’Association France Palestine Solidarité condamne fermement ces dissolutions et demande au gouvernement de revenir sur cette décision infamante pour la démocratie.

Le Bureau national de l’AFPS,
Le 10 mars 2022

>> Lire le communiqué sur le site de l'AFPS

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — École
L’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas, le « meilleur » lycée de France
De nombreux témoignages et des documents obtenus par Mediapart montrent ce qui est proposé par ce prestigieux établissement catholique. Une quinzaine d'anciens élèves racontent les « humiliations » et les « souffrances » vécues. 
par David Perrotin et Lorraine Poupon
Journal — Éducation
Dorlotée sous Blanquer, l’école privée prospère
L’enseignement privé n’a guère eu à souffrir du quinquennat écoulé, protégé par la figure tutélaire d’un enfant du système, le ministre Jean-Michel Blanquer lui-même. La gauche, tout à la défense d’un service public malmené, tâtonne sur sa remise en cause.
par Mathilde Goanec
Journal — Amériques
Au moins 50 migrants trouvent la mort dans un camion au Texas
C’est l’une des pires tragédies à la frontière sud des États-Unis ces dernières années. Les secours ont hospitalisé seize personnes, douze adultes et quatre enfants. 
par La rédaction de Mediapart (avec AFP)
Journal — Migrations
Tragédie aux portes de l’Europe : des politiques migratoires plus mortelles que jamais
Vendredi 24 juin, des migrants subsahariens ont tenté de gagner l’Espagne depuis Nador, au Maroc, où des tentatives de passage se font régulièrement. Mais cette fois, ce qui s’apparente à un mouvement de foule a causé la mort d’au moins 23 personnes aux portes de l’Europe.
par Nejma Brahim et Rachida El Azzouzi

La sélection du Club

Billet de blog
Roe VS Wade, ou la nécessité de retirer le pouvoir à ceux qui nous haïssent
Comment un Etat de droit peut-il remettre en cause le droit des femmes à choisir pour elles-mêmes ? En revenant sur la décision Roe vs Wade, la Cour suprême des USA a rendu a nouveau tangible cette barrière posée entre les hommes et les femmes, et la haine qui la bâtit.
par Raphaëlle Rémy-Leleu
Billet de blog
États-Unis : le patient militantisme anti-avortement
[Rediffusion] Le droit à l'avortement n'est plus protégé constitutionnellement aux États-Unis. Comment s'explique ce retour en arrière, et que peuvent faire les militantes des droits des femmes et les démocrates ?
par marie-cecile naves
Billet de blog
Le combat pour l'avortement : Marie-Claire Chevalier et le procès de Bobigny (1)
[Rediffusion] Marie-Claire Chevalier est morte le 23 janvier, à 66 ans. En 1972, inculpée pour avoir avorté, elle avait accepté que Gisèle Halimi transforme son procès en plaidoyer féministe pour la liberté de disposer de son corps. Pas facile d’être une avortée médiatisée à 17 ans, à une époque où la mainmise patriarcale sur le corps des femmes n’est encore qu’à peine desserrée.
par Sylvia Duverger
Billet de blog
Autorisation de l'interdiction de l'IVG aux USA, sommes nous mieux lotis en France ?
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant ».
par bennoursahra