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Billet de blog 4 juillet 2020

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Congo-Brazzaville : « envoyer Mokoko à Leyono, c’est le condamner à mort »

Hospitalisé à l’hôpital militaire de Brazzaville, « le général Jean-Michel Mokoko est en danger » selon ses proches qui refusent un possible transfert vers l’hôpital Albert Leyono. « Un mouroir » selon l’avocat Norbert Tricaud.

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L’inquiétude est vive dans l’entourage de l’opposant congolais Jean-Michel Mokoko, condamné à 20 ans de prison après la réélection contestée du président Denis Sassou Nguesso. Très affaibli et après plusieurs malaises dans sa cellule, le général Mokoko a été transféré ce jeudi à l’hôpital militaire de Brazzaville. Testé positif au Covid-19, les proches de l’opposant et ses avocats craignent maintenant pour sa vie, alors que plusieurs sources évoquent un possible transfert de Jean-Michel Mokoko à l’hôpital civil Albert Leyono de Brazzaville.

Ses avocats et Amnesty demandent sa libération

« C’est un véritable mouroir ! » s’alarme l’un de ses avocats à Paris, Norbert Tricaud, joint par Afrikarabia. « L’envoyer à Leyono, c’est condamner le général Mokoko à une mort certaine ». Pour l’instant, sa compagne et son neveu se relayent à son chevet, à l’hôpital militaire, où ils considèrent le général davantage en sécurité. Ancien chef d’Etat-major de l’armée congolaise dans les années 90 avant de tomber en disgrâce, « Jean-Michel Mokoko se sent protégé par des militaires qui lui sont encore loyaux » indique Norbert Tricaud qui demande, avec un collectif de sept avocats, la libération de l’opposant congolais.

Amnesty International a appelé à procéder « de toute urgence à la libération du général Jean-Marie Michel Mokoko dont la santé est en danger, alors que des cas de contamination au Covid-19 ont été rapportés à la maison d’arrêt de Brazzaville où il est arbitrairement détenu depuis quatre ans ». Ancien candidat à la présidentielle de 2016, Jean-Michel Mokoko a été condamné en 2018 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et de munitions de guerre ». Une condamnation « purement politique » selon (...) Lire la suite sur Afrikarabia.

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