Répression en RDC : test clé pour le président Tshisekedi

Selon Human Rights Watch (HWR), au moins 10 personnes ont été tuées par les forces de sécurité pendant les manifestations post-électorales du 10 janvier dernier. L’ONG demande aux nouvelles autorités « d’enquêter et de poursuivre les responsables en justice ».

Archives - Police congolaise en 2016 à Kinshasa © Twitter - DR Archives - Police congolaise en 2016 à Kinshasa © Twitter - DR

La situation des droits de l’homme va-t-elle s’améliorer avec l’arrivée de Félix Tshisekedi à la présidence ? Parmi les nombreux espoirs suscités par le départ de Joseph Kabila, l’arrêt de la répression et des violences figure en bonne place. Mais depuis l’élection contestée de Félix Tshisekedi, la société civile et les ONG attendent un geste du nouveau président. Le 10 janvier 2019, au moins 10 personnes ont été tuées par les forces de sécurité. Ces Congolais défendaient la victoire de Martin Fayulu, qui selon les observateurs de l’Eglise catholique (CENCO) et des fuites de la Commission électorale (CENNI), aurait obtenu 60% des suffrages.

Répression à Kikwit, Kananga, Goma et Kisangani

Si certains manifestants se sont livrés à des violences, « les forces de sécurité ont souvent répondu avec une force excessive, y compris une force létale non justifiée » estime l’ONG. Pour Ida Sawyer, la directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, « Après des années de répression brutale de la part du gouvernement sous son prédécesseur Joseph Kabila, Tshisekedi devrait démontrer que les victimes d’abus et leurs familles peuvent obtenir justice ».

Les « meurtres » dénoncés par Human Rights Watch ont été commis avant la prise de fonction du président Tshisekedi, mais la réponse des nouvelles autorités congolaises constitue « un premier test important pour son administration » souligne Ida Sawyer. L’ONG a mené l’enquête sur les violences post-électorales qui ont suivi la victoire de Félix Tshisekedi : « Au moins 28 personnes ont été blessées par balles à Kikwit, à Kananga, à Goma et à Kisangani, lorsque les forces de (...) Lire la suite sur Afrikarabia.

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