RDC : “le numéro deux de l’armée congolaise doit être poursuivi en justice”

Human Rights Watch (HWR) accuse le général Gabriel Amisi d’avoir commis “d’innombrables atrocités en 2002 à Kisangani” et demande au nouveau président Tshisekedi de le démettre de son poste.

201905africa-drcongo-amisi

Le changement de président à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) pourrait être l’occasion de mettre fin à l’impunité qui règne autour des nombreux crimes de guerres commis au Congo ces 20 dernières années. Pour l’ONG Human Rights Watch, le général Amisi, chef d’Etat major adjoint de l’armée régulière congolaise (FARDC) est en haut de la liste.

Le général Amisi, alors haut responsable de la rébellion du RCD-Goma a commis d’innombrables atrocités dans la ville de Kisangani, dans le nord du pays, pour écraser une mutinerie. HRW estime que les rebelles ont tué “sans discernement des civils, exécutant sommairement des combattants capturés et commettant de nombreux viols, des passages à tabac et des pillages systématiques”. Plus de 160 personnes ont été tuées en quelques jours, selon l’ONG.

Gabriel Amisi, alias « Tango Four », alors chef d’état-major adjoint chargé de la logistique des troupes du RCD-Goma, “a été directement impliqué dans ces abus” d’après des recherches effectuées par Human Rights Watch. “Il a été vu au pont sur la Tshopo, peu avant que des combattants du RCD-Goma n’exécutent sommairement des agents de police et des militaires. Pendant les jours suivants, des pêcheurs ont vu des cadavres dans cette rivière. Un habitant qui a traversé le pont à pied a fait état d’une odeur insupportable.”

L’impunité dont a bénéficié Amisi en tant qu’officier de l’armée congolaise “semble l’avoir enhardi” dénonce HRW. Le tout nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi, a affirmé qu’une de ses priorités serait de faire rendre des  (...) Lire la suite sur Afrikarabia.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.