RDC : du rififi dans le renseignement militaire

De nouvelles affections font débat au sein de l'Etat-major du renseignement de l’armée congolaise, après la mort mystérieuse de leur patron Delphin Kahimbi.

Soldats FARDC en 2013 dans l'Est du Congo © Monusco Soldats FARDC en 2013 dans l'Est du Congo © Monusco

Drôle d’ambiance au sein des services de renseignement de l'armée congolaise. Après la mort suspecte de Delphin Kahimbi, le chef d’Etat-major adjoint en charge du renseignement le 28 février dernier, l'ex-DEMIAP (Détection militaire des activités anti-patrie) se réorganise autour de son nouveau patron par intérim, le général Michel Mandiangu Mbala. Et les premières affectations de cet ancien FAZ (Forces armées zaïroises) discret et effacé, font grincer des dents chez certains militaires. Si la nomination du major Makodila au poste de secrétaire général de l'Etat-major du renseignement militaire (en remplacement du major Tony Kandiamba) a suscité quelques réactions, étant du même groupe ethnique que Mandiangu, de nouvelles affections aux postes frontières interrogent davantage.

Des militaires écartés par Kahimbi sont réhabilités

Deux majors viennent en effet d’être affectés aux postes frontières de l’aéroport de N’Djili de Kinshasa. Le hic, c’est que le major Angélique Angelani Kabwa avait été suspendue de ses fonctions depuis le 28 avril 2018, et le major Popaul Muwawu Bokele depuis le 4 janvier 2020 par Delphin Kahimbi, encore patron du renseignement militaire. A l’époque, les deux militaires avaient été écartés pour être au coeur de trafics de dollars et de matières précieuses à l’aéroport de Kinshasa. Patron du renseignement par intérim, le général Mandiangu a dû demander l’autorisation du Chef d’Etat-major des FARDC pour procéder à ces nouvelles affectations. Si aucuns officiers ne contestent le droit au général Mandiangu de « placer ses hommes » à l'ex-DEMIAP, la réhabilitation des  (...) Lire la suite sur Afrikarabia.

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