Le CICR, la Colombie et Ingrid B.

A Genève, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) vient de présenter son rapport 2007 sur ses activités en Colombie. L'occasion de rappeler qu'au-delà du drame des otages des FARC et du calvaire d'Ingrid Betancourt, les violations du droit international humanitaire se poursuivent dans ce pays rongé par un conflit armé. Disparitions de personnes, exécutions sommaires, déplacements de populations (entre 2 et 3 millions depuis 1985) et ravages causés par les mines.

A Genève, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) vient de présenter son rapport 2007 sur ses activités en Colombie. L'occasion de rappeler qu'au-delà du drame des otages des FARC et du calvaire d'Ingrid Betancourt, les violations du droit international humanitaire se poursuivent dans ce pays rongé par un conflit armé. Disparitions de personnes, exécutions sommaires, déplacements de populations (entre 2 et 3 millions depuis 1985) et ravages causés par les mines.

Mais l'actualité brûlante a aussi obligé la chef des opérations du CICR pour l'Amérique latine à mettre une interview en ligne, en réponse à l'initiative humanitaire française pour libérer Ingrid Betancourt. Maria Dos Anjos Gussing explique que le CICR est prêt à y participer, à condition que toutes les parties concernées ("les trois pays amis, les autorités colombiennes et les FARC-EP") se mettent d’accord sur la nature de l'opération et sur le rôle strictement humanitaire du CICR. Une manière polie de dire que l’appui du CICR à la "mission Sarkozy" a été annoncé un peu trop vite et qu'une expédition à l'aveuglette dans la jungle est exclue tant que les FARC n’auront pas donné leur feu vert.

Le feront-ils ? Le CICR qui défend son statut unique "d'intermédiaire neutre et indépendant", pratiquant depuis des années un "dialogue confidentiel " avec les FARC, l'ELN (Armée de Libération Nationale-castristes) et l'Armée colombienne sur le respect du droit international humanitaire, attend. Comme tout le monde. Depuis la mort de Raul Reyes le numéro 2 des FARC, les contacts à un haut niveau ont été rompus.

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