"Dernier billet....pour la route...."

"Heureux temps des vacances, où chacun peut jouir du soleil, de l'eau, de la beauté et de la variété des paysages de la France, voire des cuisines succulentes de ses terroirs ainsi que  de la convivialité de ses semblables.     En ces temps bénis, je vous conseille de profiter, chers amis de ce bonheur délicieux, léger comme une fleur s'épanouissant dans le vent frais du matin. Et suivez-moi, si vous m'aimez...."

Consciencieuse je lisais cette évocation charmante mais en pensant aussitôt au secours populaire, un peu plus loin dans ma rue, aux longues queues qui s'allongent devant les bureaux, à l'épicerie sociale installée par la municipalité sur le boulevard et aux chômeurs présents et à venir.

J'ai même entendu dire qu'ils vivaient eux, dans l'Eden magique, à longueur de jour car ils ont la chance d'être en vacances toute l'année et puis il se dit aussi dans un vieux livre sacré, que les curieux et désobéissants devaient en être chasser et travailler à la sueur de leur front.

Alors, aimant écrire et poser sur le papier, une bonne partie de moi-même, pensant à mon enfance modeste et à mon père et grand-père, fonctionnaires cheminots, je me suis fait plaisir en évoquant le train, ayant actuellement choisi de donner ma voiture.    Malheureusement, les trains  sont devenus plus rares, jamais à l'heure, les haut-parleurs grésillants sont souvent inaudibles or ils devraient remplacer les cheminots d'autrefois nombreux, pas pressés et surtout affables.

Et je m'interrogeais avec d'autres au "fameux bonheur". S'agissait-il de suivre un conseil, d'orienter sa vie à l'image des élites de notre Société qui d'ailleurs peu à peu allait elle aussi changer d'orientation ou tout simplement de vivre suivant ses désirs profonds?

                                                      Et que m'a-t-on répondu?

Je vous le donne en 2, en 3, en 10, en 100, en 1000........Vous donnez votre langue au chat?

"Elle n'a pas de voiture, alors vous entendez ses aigreurs, ses gémissements...".Aigrie vous êtes, aigrie, vous serez toujors."

Salauds de pauvres, merci monsieur Wauquiez, vous faîtes des émules!

J'ai ressenti une grande douleur, cette phrase m'a percé le coeur avec sa lame de FER enfoncée jusq'à la garde......

Alors, j'ai saisi mon baluchon qui était prêt....j'ai décidé de partir à pied...sur la route...en pensant à "Charlot".

 

 

 

 

 

 

 

 

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