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Billet de blog 11 juillet 2017

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CHIRURGIEN MENTEUR ET/OU GRAVEMENT INCOMPETENT ?

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(Oh mais tu me prends de haut !)

Bonjour mes ami-e-s.

Nous en étions donc à l'argument mensonger d'un expert près les tribunaux, affirmant qu'un fibrome asymptômatique apparaissant après la ménopause, nécessitait une hystérectomie totale.

Le problème, dans le cas raconté sur ce blog, c'est que le fibrome fut de découverte fortuite, puisque la future mutilée n'avait jamais eu d'échographie pelvienne avant sa première poussée hormonale en période ménopausique, n'ayant eu auparavant ni signes cliniques gynécologiques ni grossesses.

Il était donc faux d'affirmer que le fibrome était apparu après la ménopause. Il pouvait très bien dater de 15 ans, ou plus, ou moins.

Cela arrangeait peut-être l'expert de mentir (pourquoi ?), mais écrire une telle affirmation dans son rapport signé sous la foi du serment, était contraire à la réalité. 

Revenons en arrière, et analysons ce qu'a écrit la personne mutilante :

Regardons la page du dessus, dans les "doléances", deuxième paragraphe. L'expert dit que la patiente "se sent" mutilée. Non, la patiente EST mutilée. Il n'y a pas de diminution de la libido, mais suppression de la libido.

Poursuivons la lecture de cette page.

La patiente est anxieuse; c'est normal, me semble-t-il, quand on vous annonce que vous avez peut-être un cancer.

L'anamnèse est difficile. Pour les non-médecins, l'anamnèse désigne l'histoire de la maladie. Il est logique que cette anamnèse soit délicate puisqu'il n'y a pas d'histoire de maladie (première poussée hormonale datant de quelques jours, chez une femme ménopausée depuis 5 ans, première échographie pelvienne avec découverte par hasard d'une tuméfaction au niveau de l'utérus, sur fond d'épaississement de l'endomètre).

Après, il est question des cas de cancer de l'utérus dans la famille de la future mutilée. En effet, il y a un cas chez une cousine, mais on ne sait rien de particulier. Cancer du col ? Papillomavirus ? Autre ? Par contre, la mère de la future mutilée est d'une longévité étonnante, et ses deux grands-mères sont mortes à plus de 93 ans, sans problèmes gynéco-obstétricaux.

Plus loin, il est affirmé de façon péremptoire qu'une hyperplasie simple bénigne de l'endomètre, diagnostiquée à la simple biopsie d'endomètre, nécessite une hystérectomie. FAUX. C'est du genre : vous avez un naevus sur la jambe ? Il faut amputer, au cas où ...

Passons à la page du dessous. 

La personne mutilante parle de 2 diagnostics "engageant le pronostic vital de la patiente". Cela veut dire à la patiente : "Si je ne t'opère pas, ma cocotte, tu meurs". Mettons-nous à la place de la patiente ...

Puis il est affirmé : "Les examens nécessaires pour information sur la masse ont donc bien tous été réalisés, je n'en connais pas d'autre". 

Cela fait peur tellement c'est erroné, car une hystéroscopie (non pratiquée) permettait d'effectuer des biopsies sur la masse, et de diagnostiquer une fibrome.

Donc la personne mutilante affirme à la future mutilée qu'elle ne peut faire le diagnostic de bénignité ou malignité du "nodule suspect" qu'en ouvrant l'abdomen et en faisant une hystérectomie. Imaginez le stress de la future mutilée ! Si elle avait pu avoir son hystérectomie sur le champ, elle aurait récité 10 chapelets pour la Vierge Marie ! ...

De plus, la personne mutilante affirme que "les examens complémentaires révèlent des anomalies suspectes de malignité". FAUX, puisque la biopsie d'endomètre, seul examen complémentaire effectué, révèle une hyperplasie BENIGNE de l'endomètre.

A la fin de la page du dessous, la personne mutilante ose dire qu'elle a préservé les fêtes de fin d'année de la future mutilée.

On se demande si ce n'est pas du sadisme.

N'oublions pas que la personne mutilante avait en sa possession le compte-rendu de l'IRM, disant que la "formation tissulaire ... du myomètre postérieur" venait "au contact de la cavité utérine", donc pouvait fort bien être biopsiée lors d'une hystéroscopie, complétée d'un curetage biopsique pour vérifier la bénignité de l'ensemble de l'épaississement de l'endomètre.

Par ailleurs, concernant la toute première poussée d'oestrogènes de la future mutilée (17 béta oestradiol à 108; cf billet précédent), le bon sens était d'en suivre l'évolution, en effectuant plusieurs dosages successifs.

Que de mensonges de la part de deux blouses blanches ! C'est effarant.

A bientôt car ...

A SUIVRE ...

(Ah, là nous sommes à égalité ! Tu sais quoi ? Je suis une Yorkshire bretonne ! Donc, je ne lâche rien, comme la bernique sur sa roche ...).

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