CORONAVIRUS : SIGNES D'INFECTIONS RESPIRATOIRES.

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Respire !

Bonjour mes ami-e-s.

Il existe deux sortes d'infections respiratoires : les "hautes" et les "basses".

1 - Les infections respiratoires hautes sont : l'angine, la sinusite, la rhino-pharyngite, mot savant pour dire angine + sinusite, et l'otite. 

Certes, on ne respire pas avec l'oreille, mais tout est lié.

En fait, ce sont les infections ORL.

Principaux signes que l'on peut ressentir :

- on a le nez qui coule.

- on a le nez bouché.

 - on éternue plus que d'habitude.

 - on tousse.

 - on a de la fièvre. 

 - en cas d'otite, on a mal à l'oreille.

 - on peut avoir une conjonctivite associée.

 

2 - Les infections respiratoires basses sont de trois types : la bronchite aigüe, la pneumonie aigüe, et une exacerbation de BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive). 

Source : 

https://www.em-consulte.com/rmr/article/146314 

- on tousse

- on crache, clair (virus) ou purulent verdâtre mochard (bactérie, ou virus + bactérie)

- on a de la fièvre

- on a du mal à respirer

 - on respire vite

 - on a le coeur qui bat vite

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Pour les studieux :

Question 1 : Quels sont les moyens diagnostiques cliniques et paracliniques permettant de distinguer l'infection bronchique de l'infection pulmonaire ?

 Trois situations cliniques distinctes sont regroupées sous le terme d'infections respiratoires basses (IRB) : la bronchite aiguë d'évolution bénigne, la pneumonie, grevée d'une mortalité pouvant atteindre 15 %, et l'exacerbation aiguë de bronchite chronique, au pronostic variable ; les médecins généralistes assurent leur prise en charge dans 96 à 98 % des cas.


La bronchite aiguë 

 

C'est une infection très fréquente (10 millions de cas par an en France), le plus souvent de nature virale, survenant en contexte épidémique. Le diagnostic est clinique : aucun examen complémentaire n'est utile, et la radiographie thoracique est réservée aux cas de doute diagnostique. L'évolution habituelle, non compliquée, se fait en une dizaine de jours vers la guérison. Les complications sont rares. Aucun essai clinique ne met en évidence un intérêt de l'antibiothérapie. L'abstention de toute antibiothérapie en cas de bronchite aiguë de l'adulte sain est la règle depuis 1991 : (SPILF 1991, AFSSAPS 2005) (Recommandation de grade A).


La pneumonie aiguë

 

C'est une infection du parenchyme pulmonaire, d'une fréquence estimée entre 400 000 et 600 000 cas par an en France. Seules les pneumonies communautaires (PAC) sont abordées dans cette conférence de consensus. Le diagnostic est difficile. Il repose sur un faisceau d'arguments cliniques et radiologiques dépendant de la technique d'examen et de l'expérience de l'examinateur. Les signes cliniques sont rarement au complet parmi : toux, dyspnée, douleur latéro-thoracique, expectoration, fièvre, tachycardie, polypnée, impression de gravité, matité localisée, foyer de crépitants.

La présence de râles crépitants unilatéraux a une bonne valeur prédictive positive de PAC (Accord professionnel). À l'inverse, l'association d'une fréquence respiratoire ≪ 30/mn, d'un rythme cardiaque ≪ 100/mn et d'une température ≪ 37 °9 a une bonne valeur prédictive négative de PAC (Recommandation de grade B).

Chez le sujet âgé, la symptomatologie est encore plus trompeuse, parfois limitée à une confusion, une tachypnée, une dyspnée, ou l'aggravation d'une pathologie chronique préexistante.

La radiographie thoracique de face, éventuellement complétée d'un cliché de profil, est indispensable (Accord professionnel). Les opacités alvéolaires systématisées sont aisément reconnues. À l'inverse, les opacités interstitielles et les opacités en mottes péribronchiques de type « broncho-pneumonie » sont d'identification plus délicate. Chez le sujet âgé, le diagnostic est encore plus difficile du fait de fréquentes anomalies préexistantes, de la prévalence élevée de la forme bronchopneumonique, et des difficultés techniques de réalisation.

Le scanner sans injection trouve sa place dans ces diagnostics difficiles. L'angio-scanner est réservé au diagnostic différentiel de l'embolie pulmonaire.

Les examens biologiques sont d'un apport mal évalué dans le diagnostic des PAC. Une franche hyperleucocytose, des valeurs de CRP et de procalcitonine élevées, sont en faveur d'une PAC d'origine bactérienne. À l'inverse, des valeurs basses de CRP et de procalcitonine confirmées à J2 s'inscrivent contre l'infection bactérienne. À ce jour, il paraît logique en médecine ambulatoire de réserver leur réalisation aux patients posant un problème diagnostique.


Les exacerbations de bronchopneumopathie chronique obstructive

 

Elles sont évaluées à 2 000 000 de cas annuels en France, entraînant 40 000 à 60 000 hospitalisations. Le plus souvent, elles surviennent sur une BPCO connue ; parfois elles la révèlent. Cette maladie chronique, lentement progressive, d'origine essentiellement tabagique, est caractérisée par une obstruction bronchique (rapport VEMS/CV inférieur à 70 %) incomplètement réversible. Son degré doit être évalué par une exploration fonctionnelle respiratoire en dehors de l'épisode aigu, réalisant une classification en stades de gravité, permettant une prise en charge optimale des malades.

Le diagnostic d'exacerbation est malaisé car la symptomatologie est non univoque, en continuité des signes de BPCO. Plusieurs critères diagnostiques existent. Pour la Société de Pneumologie de Langue Française (2003), et pour l'AFSSAPS (2005) l'exacerbation de BPCO est la majoration ou l'apparition d'un ou plusieurs des symptômes de la maladie (toux, expectoration, dyspnée), sans préjuger de la gravité de l'épisode. L'infection virale ou bactérienne n'est en cause que dans la moitié des exacerbations. La fièvre est inconstante ; les examens biologiques usuels et la radiographie pulmonaire sont peu contributifs. Parmi les critères classiques d'Anthonisen (aggravation de la dyspnée, augmentation de la purulence des expectorations, augmentation du volume des expectorations) seule la purulence franche de l'expectoration constitue un argument fort en faveur d'une origine bactérienne.

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En général, quand on a une BPCO, on le sait (tabagisme !).

Si en plus, on est fatigué, on a des courbatures et on n'a pas faim, alors il faut rapidement consulter son médecin traitant.

S'il est débordé, injoignable, on appelle le 15.

A bientôt car ...

A SUIVRE ...

 

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Respire encore mieux !

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