Qu’a-t-on appris de Benghazi?

Le comité d’investigation sur Benghazi a confirmé, sans surprise, l’acharnement partisan des Républicains et l’endurance d’Hillary Clinton face à ses détracteurs. Tout en laissant de côté toutes les questions pertinentes sur le rôle des Etats-Unis dans la déstabilisation de la Libye et du Moyen-Orient.


Le comité d’investigation sur Benghazi a confirmé, sans surprise, l’acharnement partisan des Républicains et l’endurance d’Hillary Clinton face à ses détracteurs. Tout en laissant de côté toutes les questions pertinentes sur le rôle des Etats-Unis dans la déstabilisation de la Libye et du Moyen-Orient.

« Tout ce qu’on a appris est insignifiant. Tout ce qui était important n’a pas été discuté »  a commenté Melvin Goodman, ancien analyste de la CIA et auteur du livre National Security: The cost of American militarism, à l’issue des onze heures d’audition d’Hillary Clinton sur les failles de sécurité qui ont coûté la vie de l’ambassadeur et de trois autres personnes dans l’attaque du complexe diplomatique américain à Benghazi. Dans un entretien sur le site Democracy Now, Melvin Goodman relève les zones d’ombre et les questions qui n’ont pas été posées sur l’engagement militaire des Etats-Unis en Libye et ses conséquences. Connaître la position d’Hillary Clinton, en tant que candidate démocrate, sur l’usage de la force en matière de politique étrangère est une question importante, a-t-il estimé.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.