La Côte d'Ivoire : État narco-trafiquant sous M. Alassane Dramane Ouattara?

La circulation récurrente et abondante des quantités de drogues qui croissent à vue d'oeil et d'années en Côte d'Ivoire met en lumière l''incompétence et les légèretés du Chef de L'État, des ministres, notamment des Premier ministre, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité et ministre des Transports dans l'accomplissement de leurs missions respectives.

En septembre 2018, 1,19 tonne de cocaïne est découverte dans le port de Santos (Brésil). Cette quantité de drogue a été cachée dans des engins de chantiers à destination d'Abidjan. La drogue circule allègrement en direction de la Côte d'Ivoire depuis l'avènement de M.Alassane Dramane. Nous nous demandons pourquoi ces substances illicites abondent en Côte d'Ivoire? Qui sont les barons, les commanditaires ivoiriens pour qu'ils jouissent d'une telle impunité et d'une relative complaisance, parce que la drogue inonde le pays ivoirien alors qu'il dispose d'un ministère de l'Intérieur et de la Sécurité questionne? Quelles sont les failles dans ce gouvernement exclusivement composé de membres du clan RHDP pour que les stupéfiants prolifèrent à ce point en Côte d'Ivoire? 

Dans les eaux ivoiriennes, une saisie de 411 kg sous forme de 362 plaquettes de cocaïne, a été interceptée, en date du mardi 3 février 2020, grâce au travail des unités spécialisées de la Marine ivoirienne. Cette drogue en provenance du Brésil a été saisie dans les eaux ivoiriennes. L'année précédente, en juin 2019, une opération antidrogue internationale avait débouché à Abidjan sur le démantèlement d'un réseau de trafiquants liés à la mafia italienne transportant de la cocaïne du Brésil.
 
À peine ce démantèlement opéré qu'un plus tard, dans la nuit du 24 au 25 février 2021, la Gendarmerie nationale ivoirienne découvre dans la commune de Cocody à Angré, une énorme saisie de 1056 Kg de cocaïne, soit 2,5 fois la quantité interceptée en février 2020. Le montant de cette importante saisie est évalué à 25 milliards de FCFA, soit près de 40 millions d’euros. Selon une source sécuritaire mentionnée par Reuters, la drogue proviendrait cette fois-ci du Paraguay. Suite à cette saisie record, le Procureur de la République, M. Adou Richard s'est empressé de féliciter la Gendarmerie nationale pour cette saisie gigantesque. Or, n’y a-t-il pas lieu plutôt ici de s'inquiéter que de féliciter ? Car un an auparavant, il y a eu une saisie record de 411 kg, un an plus tard, une autre saisie encore plus imposante en termes de poids, 1056 Kg. Comment peut-on féliciter le travail de la Gendarmerie au regard des saisies de plus en plus gigantesques même si elle a pu intercepter cette quantité ? De plus, l’on nous dit que la drogue aurait été brûlée. Comment croire aux dires, aux affirmations de ces personnalités issues du pouvoir RHDP, lequel pouvoir se discrédite dans la gestion du trafic de drogue et de l’éradication de ce fléau tant son impéritie est criante ? 

N'y a-t-il pas de sérieuses failles dans les ministères ? N’y a-t-il pas de graves dysfonctionnements dans le travail des deux derniers Premiers ministres qui se sont succédés, notamment MM. Amadou Gon Coulibaly, puis Hamed Bakayoko, dit Hambak?
Que se passe-t-il au somment de la Côte d'Ivoire ? Est-ce une succession de Premiers ministres les uns plus incompétents que les autres ?
 
Par ailleurs, pour tenter de percer à jour ce réseau de drogues et de trafic de drogues, des journalistes d'un média international appelé, "Vice", ont investigué en désignant nommément, Hambak comme un des piliers de ce réseau. Pourtant, M. Alassane Dramane Ouattara, Chef de l'État qui s'est imposé, depuis le 31 octobre 2020, au sommet de l'État ivoirien en violant l'article 55 de la Constitution qui lui interdit de briguer un 3e mandat présidentiel lui a accordé son crédit. En effet, il l’a nommé non seulement Premier ministre, mais également ministre de la Défense. Cette double casquette accentue le poids donné à la personne qui cumule ces deux postes ministériels. Pourquoi cette nomination alors que la réputation d’Hambak est sulfureuse, sujette à caution ? Il y a là aussi lieu de s'inquiéter dans la façon du Chef de l’État de nommer des ministres ! Pourquoi récompenser une personne suspectée de trafic de drogue en lui accordant des postes ministériels clé, celui de la Défense et celui de Premier, un haut poste dans le pouvoir exécutif ? Car la condition pour nommer des personnalités politiques du clan RHDP serait-elle liée à leur aptitude à être empêtrées dans des affaires suspectes, dangereuses comme celle du trafic de drogue ? Ou ceux qui sont nommés ministres, le sont-ils aussi parce qu'ils ont été rebelles ? En tant que rebelles ont-ils ainsi obtenu le droit d’occuper des postes importants pour loyaux services rendus grâce à leur implication dans la rébellion ? Or cette rébellion a semé la terreur et plus de 15.000 Ivoiriens ont été assassinés, selon la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR). Parmi ces morts de nombreux Wê tués, cf. le génocide Wê avec environ 800 personnes tuées. Est-ce au prix du sang versé des Ivoiriens, ceux-ci n'étant pas du bord politique ni de la même région que celle du RHDP que les postes leur ont été attribués ? Comment s'effectuent les nominations avec M. Alassane Dramane Ouattara ? Sont-ce les deux conditions réunies ? Auquel cas, l'on comprendrait mieux l'impéritie des membres du gouvernement avec la récurrence de la circulation de la drogue en Côte d'Ivoire ? Les failles du système sécuritaire de la Côte d'Ivoire sont mises à nu. Celles-ci mettent en évidence la cacocratie au RHDP". Même morts, le bilan des deux derniers Premiers laisse cruellement à désirer. Leur légèreté et incompétence mettent en lumière leur complicité sinon comment comprendre l’augmentation exponentielle de la quantité de drogue, au fil du temps ? Quid du ministre de l’Intérieur et la Sécurité, M. Diomandé Vagondo et du ministre des Transports, M. Amadou Koné ? S’ils étaient compétents comment comprendre l’augmentation des quantités de drogue à chaque saisie ? 
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité n’a pas honoré ses missions régaliennes et par son incompétence a mis en évidence ainsi les failles béantes du système de Sécurité nationale, ce qui me conduit à évoquer la complicité dudit ministre pour ses légèretés répétées dans la réalisation de ses missions. Il s’est rendu complice parce qu’il a manqué à ses devoirs de protection de la population, la mettant ainsi en danger.


Quant au ministre des Transports, M. Amadou Koné, il a pour mission d’assurer le respect de la règlementation relativement au transport des biens et des personnes à l’intérieur des frontières de la Côte d’Ivoire, or le fait que la drogue coule à flot d’un lieu à un autre en Côte d’Ivoire de manière régulière met à nu un manque de vigilance et de surveillance des voies du pays, ce qui le rend de ce fait complice des faits, car coupable de n’avoir pas fait ce qu’implique ses missions.

Pis, un mois plus tard, la situation s’aggrave. En effet, la Marine nationale Française a opéré une importante saisie de 6 tonnes de cocaïne découvertes en date du 21 mars 2021, à bord d’un navire, identifié sous l’appellation « Najlan », battant pavillon dans l’État de Saint Christophe-et-Niévès situé dans les Caraïbes. Cette drogue naviguait en destination d’un port de la Côte d’Ivoire. Une prise gravissime d’une quantité colossale de drogue inquiétante pour la santé de la Jeunesse ivoirienne.
Récapitulons : vers fin février 2021, une saisie de cocaïne de 1056 Kg, là, on multiplie cette quantité environ par 6 et par 15 la quantité saisie en février 2020 (411 kg en février 2020). La situation est particulièrement critique. Le peuple ivoirien est en danger avec de telles quantités de drogues qui circulent sur le territoire. Peut-on croire que c’est une équipe de pieds nickelés qui gouvernent en Côte d’Ivoire car montrer autant d’incompétence et de légèretés sont des attitudes et actes particulièrement graves parce qu’ils mettent en danger la population ivoirienne. Au vu de ces quantités régulièrement saisies, tout le gouvernement aurait dû démissionner y compris le dictateur, M. Alassane Dramane Ouattara. Hélas, tous se sont maintenus à leur poste. 

En outre quatre cents fumoirs ont été recensés selon le Journal Fratmat.info, un chiffre obtenu grâce aux enquêtes diligentées par Médecins du monde (MDM) et « Alliance Côte d’Ivoire ». Ce nombre excessif de fumoirs montre l’étendue du mal, du fléau qui ronge la Jeunesse et les autres consommateurs de stupéfiants en Côte d’Ivoire. Nous déplorons que la Jeunesse ivoirienne soit exposée constamment à de graves dangers à cause des nombreux manquements des hommes et des femmes politiques détenteurs du pouvoir au sein du gouvernement.

Ces faits évoqués tendent à montrer l’impéritie du Chef de l’État, M. Alassane Dramane et des ministres qu’il a nommés. Force est de noter que le Chef de l’État a manqué à ses devoirs de garant et de protecteur conformément à la Constitution. Il est si prompt à faire arrêter des manifestants aux mains, des personnalités de la société civile et non à traquer des trafiquants de drogues qui sévissent impunément. Même au sein du pouvoir exécutif, un des piliers du trafic de drogue selon les journalistes de Vice était son premier ministre, celui qu’il avait nommé. Peut-on croire que M. Alassane Dramane Ouattara et ses ministres de l’Intérieur et de la Sécurité ainsi que le ministre des Transports ignoraient ces faits ? Auquel cas, leur impéritie est d’une extrême gravité. Ils doivent rendre des comptes devant la justice à cause leurs manquements. 

Comment peut-on valablement expliquer que ces quantités puissent circuler aussi facilement en Côte d’Ivoire ? À mon sens, les deux ports dont la gestion a été abusivement attribuée à un seul, M. Bolloré pour le compte de son entreprise « Bolloré Africa Logistics », encore une société française qui rafle les ports importants, laissent transiter, circuler ces substances illicites, ce qui montre les failles béantes dans les contrôles effectués. Elles mettent à jour le manque de sérieux dans le travail de surveillance. Je pointe donc du doigt de réels problèmes dans la gestion de ces ports causés par cette société, Bolloré Africa Logistics et par voie de conséquence, du PDG, M. Vincent Bolloré. D’ailleurs, comment a-t-il obtenu, lui seul, les concessions de ces deux ports ou deux terminaux à conteneurs, ce qui lui a valu le surnom de « seigneur des transports » en Côte d’Ivoire ? Avec la circulation frénétique et régulière de la drogue, il n’est pas le seigneur des transports selon moi, mais plutôt le piètre transporteur, faisant de ces ports de véritables gruyères, passoires où la drogue circule et coule à flot sans contrôles stricts. 

Avec de telles quantités de drogues, l’incompétence de certains ministres et du Chef de l’État ainsi de M. Bollloré avec sa société Bolloré Africa Logistics est mise à nu. Il appert que chacun a sa part de responsabilité dans la circulation de ces quantités de cocaïne, car si le travail avait été rigoureux et réalisé de manière rigoureuse, la Côte d’Ivoire ne serait pas devenue un État narcotrafiquant, ni un lieu de consommation croissante de drogue ni un endroit de transit pour les autres pays de l’Afrique et même pour l’Europe, notamment la Belgique. Que chacun soit tenu responsable de ses actes à hauteur de son incompétence, de ses manquements aux devoirs au regard de leur rang, postes et activités.

Sitothèque

Lutte contre la drogue : Plus de 400 fumoirs découverts à Abidjan
https://www.fratmat.info/article/67016/64/lutte-contre-la-drogue-plus-de-400-fumoirs-decouverts-a-abidjan

https://youtube.com/watch?v=FmSVJDHLN4w…

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