Députés frondeurs, une imposture

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Ça tient en six répliques.

 

 « Si tu ne votes pas la confiance du gouvernement on t'exclut du PS !

— Alors je devrai remettre mon mandat de député(e). C'est un(e) UMP qui prendra ma place. Z'êtes sûrs que vous voulez m'exclure ?

— Il y aura dissolution de l'Assemblée !

— Pas sous la Cinquième. Il y aura un nouveau premier ministre. Plus à gauche.

— La Droite va repasser et ça sera pire !

— Parce que Gattaz à l'Élysée et à Bercy c'est la joie toute bleue ? Allez vous faire sonder par les petits hommes verts, je vote contre ! »

 

Curieusement, on n'entend aucun(e) député(e) de la « fronde » démolir les piètres menaces socialistes avec ce genre de répliques. Pendant quelques secondes, certains matins, je me demande pourquoi, puis je me souviens que jadis les socialistes agitaient un drapeau rouge, puis en 81 il est devenu rose, et en 2012 au Bourget les tribunes étaient pleines de drapeaux blancs.

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