L’ÉLYSÉE BRÛLE T-IL ?

Pdj du mercredi 03 février 21 - Livré à 19 : 45

 

 

 

 

Bonjour à toutes et tous.

Fraternellement vôtre

Bien amicalement.

 

Pour nous suivre :

https://blogs.mediapart.fr/alain-batan/blog

Ou : (2) Dany Menz | Facebook

Ou : CORRESPONDANCES OUVRIERES LIBRES | Facebook

 

Pdj du mercredi 03 février 21 - Livré à 19 : 50

 

Contenu :

L’ÉLYSÉE. 1

BRÛLE  T-IL ?. 1

- «  On peut cogner, chef ? » - 2

- La bourse ou la vie, nouvel épisode. 3

- Premier « Piquete » - 5

 

L’ÉLYSÉE

BRÛLE  T-IL ?

 

Avec le temps va tout s’en va, même les plus chouettes souvenirs [1] chantait Léo Ferré… Les plus sales souvenirs aussi, les plus obscènes avec.

Gageons que Macron sera destitué avant de nous laisser quelque souvenir.

Les mass-média, elles, chantent  que Mac-Macron aurait changé d’avis sur le Confinement. [2]

Une chose est vraie : l’Elysée craint les émeutes, comme en Hollande ou au Danemark ; des Gilets Jaunes XXL.

Et après ? …

 

Une fois encore, les chefs des partis représentés au Parlement ont été consultés en amont de ce confinement qui n’ose pas dire son nom et qui est, de fait, un pré-confinement.

Gagner du temps est la seule chose qui compte « prioritairement » en lagunes élyséennes.

« Qui embrase trop mal éteint », voilà un aphorisme que l’Elysée pourrait méditer, à l’heure du pré-confinement, à frontières fermées.

Le dernier des présidents ne se montre plus. Il tweete, ce samedi :

« J’ai confiance en nous. Les heures que nous vivons sont cruciales. Faisons tout pour freiner l’épidémie ensemble. » [3]

¨Tôt fait, ce dimanche 31, Olivier Faure, « patron » du PS intervient [ AFP, publié le dimanche 31 janvier 2021 à 11h30] « Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s'est prononcé dimanche en faveur de mesures sanitaires territorialisées, pouvant aller jusqu'au confinement, pour combattre plus efficacement l'épidémie de Covid-19 ».

Ce fifre d’ajouter :

Alors que les frontières de la France avec les pays hors Union européenne sont fermées à compter de dimanche, sauf motif impérieux, M. Faure a jugé "sain" que le gouvernement ait pris cette décision prenant en compte le risque posé depuis plusieurs semaines par les variants plus contagieux du coronavirus. "Mais on ne peut pas mélanger les époques, a-t-il souligné, "et dire que Marine le Pen avait raison avant tout le monde, ce n'est pas vrai." [4]

- «  On peut cogner, chef ? » -

 David Habib, autre sbire de ce sert de parti socialiste, parle, le 26 janvier de la Police et en l’occurrence du Beauvau de la sécurité :

 «  Le gouvernement ouvre aujourd’hui le grand débat national sur les forces de l’ordre et la sécurité en France : « le Beauvau de la Sécurité ».

Ces discussions sont souhaitables, les socialistes avaient d’ailleurs été les premiers à le demander dans une question au gouvernement posée par Olivier Faure, le 10 juin 2020.

 

Aujourd’hui, il est nécessaire d’engager une réflexion sur le métier des forces de l’ordre, leur fonctionnement, leurs conditions de travail mais aussi sur leur complémentarité, leur coordination et le rapport qu’elles entretiennent avec nos concitoyens.

 

Cette réflexion doit être menée sans tabou : la police et la gendarmerie sont un service public, il est normal que l’ensemble des acteurs concernés puisse en débattre. Le Parlement et les forces politiques devront également être associés à ces travaux.

 

Le 8 septembre 2020, les députés socialistes avaient ainsi permis la création d’une commission d’enquête relative à l'état des lieux, la déontologie, les pratiques et les doctrines de maintien de l'ordre, dont les résultats seront prochainement publiés.

 

Enfin, le gouvernement avait déjà repoussé, de janvier à novembre, la publication d’un livre blanc de la sécurité intérieure qui se voulait également « une concertation large et ouverte : experts de la sécurité, élus, préfets, agents de terrain, chercheurs et universitaires, acteurs de la sécurité privée sans oublier les citoyens eux-mêmes

 

Le Beauvau de la Sécurité doit être à la hauteur des attentes qu’il a suscitées. Il décevrait s’il se contentait de lister les 200 propositions du livre blanc de la sécurité intérieure. Il échouerait si les solutions proposées n’étaient pas assorties des moyens nécessaires à leur mise en œuvre. »».[5]

On peut cogner, chef ?

En voilà, des beaux veaux de la répression #LBD#BRAV M, vous ne trouvez pas ?

 

Monsieur Faure n’a-t-il pas le gabarit d’un commissaire matraqueur type ?

Laissons-le plutôt là où il est…

- La bourse ou la vie, nouvel épisode

Revenons maintenant à la Dette qui ressemble à un serpent européen de mer et à un requin-marteau mondial.

L’impérialisme français bat des records mondiaux. Dès le mois de juin dernier, la Cour des comptes parlait de: « dette publique, qui va grimper, en un an, de 98% à plus de 120% du PIB. »[6]

Par comparaison, la dette US est à 106% du PIB [7] ; et, selon le FMI, la dette mondiale 2020 est à 98% du PIB[8].

Or, il semble que tout va très bien :

« la dette française est une valeur ultra-prisée des investisseurs du monde entier. A commencer par un opérateur pas comme les autres, la BCE :

elle rafle en moyenne 50 % de la mise, via le marché secondaire, et les banques centrales des pays hors de l'Union européenne près de 25 % ! Ce jeudi, il y avait ainsi un appétit de plus de 9,6 milliards pour les obligations tricolores à 10 ans, alors que seuls 5 milliards étaient proposés. 

 

https://www.challenges.fr/economie/agence-france-tresor-comment-la-france-ecoule-son-papier-avec-succes_748504

 

La Cour des comptes sonne l'alerte sur la dette publique - Challenges  30.06.2020 à 10h00

La publication, ce matin, du traditionnel rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques - le premier de l'ère Pierre Moscovici - apporte de premiers éléments de réponse. Deux chiffres sont très marquants. Alors que le PIB de la France pourrait reculer de 235 milliards d’euros en 2020, le déficit public devrait, lui, se creuser de 178 milliards. Autrement dit, les administrations vont absorber les trois quarts du choc économique. Si la Cour des comptes valide le principe de ce sauvetage d’urgence, elle met toutefois en garde contre les risques de non maîtrise de la dette publique ».

Tout s’emporte dans un tourbillon frénétique :

« Un déficit, en 2020, de 178 milliards d'euros, soit 85 milliards de plus qu'en 2019. Une dette qui s'élève à 2.400 milliards. Un plan de relance de 100 milliards… Les chiffres ne veulent plus rien dire. Ils déroutent l'esprit […] Ainsi, alors que la dette est passée, en France, de 100 à près de 120 % du PIB, le coût de l'emprunt n'a jamais été aussi faible. Pourquoi se priver ? Sauf que, comme pour les personnages de Tex Avery qui continuent de courir au-dessus du vide, un jour, il faudra bien atterrir ! Plus ou moins brutalement. Et a priori rembourser la dette. »[9]

[10]

Nous n’avons pas fini :

« la dette française est une valeur ultra-prisée des investisseurs du monde entier. A commencer par un opérateur pas comme les autres, la BCE : elle rafle en moyenne 50 % de la mise, via le marché secondaire, et les banques centrales des pays hors de l'Union européenne près de 25 % ! Ce jeudi, il y avait ainsi un appétit de plus de 9,6 milliards pour les obligations tricolores à 10 ans, alors que seuls 5 milliards étaient proposés. »

Seulement voilà, cette façon déguisée de faire tourner la planche à billet (comme au temps des Trente foireuses) est gros d’inflation. Pour la juguler, on baisse en gamme de qualité des produits de consommation courante, on réduit la taille de la viande surgelée, ce qui revient à des hausses masquées, on prend des bagnoles en leasing, et j’en passe. Mais même dans ces conditions foireuses, la population ne parvient pas à joindre les deux bouts.

- Premier « Piquete » -

Alors commence à se monter des piquets pour aider les salariés précaires et les allocataires à partir sans payer. C’est très exactement ce qui s’est passé au Carrefour du Quartier de la Gare, dans le 13ème arrondissement de Paris.[11]

L’enseigne peut bien porter plainte pour tenter de se faire rembourser les denrées ravies par les assurances, cela ne fera que lui porter préjudice, à cet affameur…

Face au tyranneau et ses nervis gouvernementaux, quel représentant syndical national dira simplement : Réindexation immédiate des salaires sur les prix   ?

 

Nous reviendrons vite sur les rapports entre salariés et syndicats… avant la fin de la semaine…

 

[1] Paroles Avec Le Temps par Léo Ferre - Paroles.net (lyrics)

[2] Troisième confinement : pourquoi Emmanuel Macron a finalement changé d’avis (msn.com)

[3] Emmanuel Macron \@EmmanuelMacron \6:08 PM · Jan 30, 2021

[4] Covid-19: Olivier Faure (PS) prône des confinements territorialisés (orange.fr)   

[5] Le Beauvau de la sécurité - Parti Socialiste (parti-socialiste.fr)

[6]  La Cour des comptes sonne l'alerte sur la dette publique - Challenges  \30.06.2020 à 10h00

[7] États-Unis - la dette publique au PIB (tradingeconomics.com)

[8] La dette publique mondiale a atteint un pic historique en 2020 (msn.com)

[9] Dette: le remboursement des "milliards magiques" fait débat - Challenges  \30.01.2021 à 11h00

[10] - GIF - Imgur

[11] Paris. Des militants obligent un Carrefour à les laisser partir avec des caddies remplis sans payer (ouest-france.fr)

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.