SALE TEMPS POUR LES INSTITUTIONS - II

LE POINT DU JOUR du Vendredi 07 août

Le 3 août, l’once d’or[1] est à 2000 dollars contre 1800, le 29 juillet. Pour mémoire, en janvier 1980, l’once d’or était déjà à 400 dollars. Le record historique de 2011 dans la foulée de la crise dite des Subprimes ($1900) est battu !

                                          

Le 3 août, l’once d’or[1] est à 2000 dollars contre 1800, le 29 juillet. Pour mémoire, en janvier 1980, l’once d’or était déjà à 400 dollars. Le record historique de 2011 dans la foulée de la crise dite des Subprimes ($1900) est battu !

                                          

Lorsque les marchés krachent, l’or est utilisée comme valeur-refuge momentanée[2] pour les actionnaires, les boursicoteurs, les investisseurs et autres troudeballeurs.   

Une chose est certaine : l’or n’est pas vraiment utilisable pour les échanges. Depuis août 1971, le dollar n’est plus convertible en or sur le marché mondial. Stocker de l’or revient à geler des capitaux. Cela revient à ajouter de la crise à la crise. N’étant pas économistes, nous n’en dirons pas plus. Si ce n’est qu’on ne peut rouler sur l’or bien longtemps. Nous y reviendrons à la première occasion. Les choses sont tellement sophistiquées qu’il existe des titres-papiers qui représentent des onces ou des lingots d’or, il existe donc un marché autonome de ce métal précieux « dématérialisé ».

Pendant ce temps-là, comme le constate Martine Orange dans Mediapart :

« Dix groupes, parmi lesquels Total ou Renault, ont annoncé une perte cumulée de 23,4 milliards d’euros au cours du premier semestre. L’année dernière, ces mêmes groupes réalisaient plus de 15 milliards d’euros de bénéfices. (…)  Même des sociétés présentées comme les plus préservées accusent des baisses spectaculaires. LVMH enregistre ainsi une chute de 27 % de ses revenus au premier semestre. L’Oréal a vu les siens baisser de plus de 11 %, Air Liquide de 6 %, Danone de 3,9 %, etc.

Au total, ces vingt groupes ont enregistré une baisse de près de 100 milliards d’euros (–18, 9 %) par rapport au premier semestre 2019. »[3]

Résultat : la déflation, c’est-à-dire : baisse des salaires, destruction des emplois à très grande échelle. Toute la chaîne de la sous-traitance est emboutie. Artisans, chauffeurs à leur compte, commerçants sont aux portes de la Misère noire.

Ainsi même, le PLAN DE RELANCE, façon SEGUR, du pouvoir s’annonce comme un PLAN DE DEFLATION GENERALE qui ressemble bel et bien à ce que Martine Orange appelle LA STRATEGIE DE L’EFFROI, avec des relents de TERREUR SOCIALE GRISE.

L’accord scélérat contre les hôpitaux a été un BANC D’ESSAI pour la sainte alliance entre l’État, le CAC40 et les hautes bureaucraties syndicales.

La machine est bien huilée : les pourparlers seront ponctués de « temps forts » comme monsieur Philippe Martinez sait les agencer. Ce bonze continuera à jouer sur le registre de la contestation en bon uniforme. Il jasera et persiflera, moustache en bataille « Il faut un autre plan, nous avons des propositions alternatives pour la veuve, l’orphelin, l’ouvrier » dira-t-il en substance.

Nous avons même mieux dans la même veine : un de ses ailiers gauche (qui signe chaque semaine un édito pour l’hebdo la Tribune des travailleurs) en appelle à un « Plan ouvrier » pour, lance-t-il, le maintien de tous les emplois et l’interdiction des licenciements. C’est vachement bien dit sauf que ce contre-plan « ouvrier » étouffe, de facto, l’aspiration des travailleurs et de la population à DEGAGER MACRON- CASTEX, sans attendre 2022 et même la fin de l’année. Tant que Macron et sa bande décimée seront là, la « stratégie de l’effroi » fera des ravages. Pour qu’un plan d’urgence et de défense des femmes-travailleuses, des jeunes, des salariés, des retraités et de la population qui souffre puisse voir le jour, il faudrait la REPUBLIQUE DES TRAVAILLEURS selon nous.

A notre avis, l’’heure n’est pas aux PLANS ni aux PROJETS. L’heure est à l’AUTODEFENSE COLLECTIVE pour nous-mêmes et pour nous tous.

A suivre : prochain épisode de « Sale temps pour les institutions », spécial SECU et PANDEMIE

 

Merci à tous et toutes de nous lire, de nous survoler ou de nous partager. Beau week end à vous, vos proches et à tous les enfants

 

[1] Le lingot d'or représente généralement une masse d'or de 1 kilo. Cependant, on utilise aussi le mot lingot pour des masses de 250 g et 500 g.    L’once d'or correspond à 31 g et des poussières   

[2] « Pourquoi l'or conserve-t-il son statut de valeur refuge lors des crises économiques ? » https://youtu.be/J4wqIRq89Ss

[3] https://www.mediapart.fr/journal/economie/040820/cac-40-la-strategie-de-l-effroi?page_article=1

 

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