Macron, chef d’État bête et méchant face à la colère

« RIEN N’EST EVIDENT AVANT QUE CA LE DEVIENNE » faisait dire à l’un de ses personnages le romancier Philipp Kerr. Il n’est pas évident que la réforme haïe « passe ». 61 % des Français interrogés veulent l'abandon de la réforme (sondage Elabe du jour- source AFP) Le camarade Lapalisse l’aurait fait remarqué à juste titre : tant que la loi n’est pas votée et promulguée, elle n’est pas passée…

Dans un édito du Parisien, Didier Micoine écrit :

 « L’expression est d’une ministre en vue lors d’un déjeuner de presse. « Ils ont perdu la bataille ? », s’étonne-t-on(…). Mais, oui, le pouvoir assume. Un compromis a été trouvé avec les syndicats réformistes. Un calendrier a été fixé. Et l’impératif d’équilibre budgétaire n’a pas été abandonné. Donc le gouvernement a tenu. La grève s’est arrêtée. Et la réforme sera adoptée par les cohortes de députés marcheurs. Il ne reste plus qu’à gérer les minorités en colère qui, choisissant la violence pour continuer la lutte, se disqualifient aux yeux de la Macronie. Cette lecture repose cependant sur un pari. Que l’opinion publique ne se mette pas à adhérer à ces éruptions de colère comme elle l’avait fait avec les Gilets jaunes. Or il est difficile de prédire où ira l’opinion. À la fin d’une longue lutte, les actes violents peuvent rester isolés et contenus, ou bien se généraliser et tourner à l’émeute. Comme dans une fin de manif. »

 Pour ce journaliste sagace, il est toujours « évident » que la « réforme » passera. Evidence d’un jour et non de toujours.

La violence policière de l’État, avons-nous dit, est dictée par la peur qu’il ressent face au front vivant du REFUS que sa politique réformatrice provoque. Ce front du refus surgit et ressurgit d’une façon qui n’est pas « classique », qui n’est pas celle de l’unité des organisations du mouvement ouvrier.

 Le mouvement ouvrier organisé est en panne du fait de la politique de ses directions centrales et d’appareillons qui voudraient être les aiguillons d’une hypothétique « convergence des luttes » ou de « l’Unité » organisée.

 Face à la LAME DE FOND, le pouvoir et ses commensaux semblent faire bloc. A peine cette turbulence cinglante se calme, la crise du pouvoir rebondit. Ressurgit alors le fantôme encombrant de Benalla et de ses…encombrants, à savoir ses coffres forts. Avec lui, reviennent les BARBOUZES de l’Elysée.[1]

 La grève a embrayé sur la campagne des Municipales, fort mal barrée.

Pour colmater les brèches de toutes parts, madame Le Pen a été invitée à annoncer sa candidature pour 2022 pour permettre à la Macronie de faire bloc face à cet épouvantail institutionnel.

Castaner s’enquiert soudain de ses violences policières. Il n’aime pas les croche-pattes, le vilain type.

 Quant à Macron dont l’arrogance vient de s’illustrer dans une grotesque imitation de Chirac à Jérusalem, tout le monde réalise que « Jupiter » était tout simplement bête et méchant. Pas à la façon satirique d’Hara Kiri hebdo des années 60. Il est à moitié idiot comme on dit à Nantes, c’est-à-dire qu’il a échoué à tous les distributions de l’Intelligence politique. C’est un âne-à-thèmes qui masque son insondable bêtise sous le masque de l’arrogance et de la perfidie. « Jupiter » rend stupide tous ceux qui le suivent. Ceux qui le suivent sont prêts à se battre en duel électoral pour lui, quitte à aggraver la crise du pouvoir.

 Le mieux serait qu’il s’en aille. Sinon, il se pourrait « qu’on vienne le chercher »

 

A SUIVRE

 

Alain et Daniel

 

 

 

 

[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/22/affaire-benalla-des-membres-de-l-elysee-mis-en-cause-dans-la-disparition-des-coffres-forts-de-l-ex-charge-de-mission_6026891_3224.html

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