LE DÉLUGE QUE PROVOQUE MACRON, CE CHEF D'ETAT À DEGAGER MAINTENANT

le Point du jour du vendredi 25 septembre

L’ancien président Giscard devrait survivre à tout. Le monarque manqué devrait faire, lui aussi, un bon centenaire, il résistera au déluge dont il a ouvert les vannes à fond pour tenter de conjurer le risque de « tempête » politique, économique et sociale. A manipuler l’effet Covid pour atomiser la population,  Macron se prend lui-même les pieds dans le tapis violent de ses provocations contre la société civile.

 La société civile, elle, le lui rend bien. Sur fond d’abstentions inégalées, même pour des élections partielles, le parti macroniste a pris une taule intégrale. Le centriste Nicolas Perruchot, président du Loir-et-Cher, a livré son expertise : "On est face à des gens qui sont stupides. […] Je le dis souvent, n'oubliez pas qu'on s'adresse à des CE1 ou des CE2."[1]  

C’est faire injure aux élèves de Cour élémentaire, « stupides » selon ce jaugeur d’électorat car pour le reste, c’est dans la veine de la haine du peuple, bien ancrée parmi les Possédants depuis Adolf 1er (Thiers).

Cette hécatombe électorale est illustrée par les résultats du 1er tour dans la circonscription d’Alfortville-Vitry dans le Val-de-Marne. A Vitry-sur-Seine, 91 % de grévistes du vote. Au total circonscriptionnel, 89% !

 

Malheureusement, madame Marlène Schiappa n’était pas candidate dans ces « partielles » car la poussière l’aurait mordue. Cette anti-sauvage est partie en croisade contre le Séparatisme, c’est-à-dire contre les ensauvagés qui veulent se séparer de la Nation ou refusent de s’y intégrer. Ce qui donne :

"Beaucoup de choses ont été dites dans la presse et nous voulons lever tous les malentendus et les mauvaises interprétations", a développé Marlène Schiappa rappelant que ce projet de loi engloberait les questions d'islamisme radical, de "dérives sectaires" mais aussi de "suprématisme blanc". "Ce sont tous des groupuscules radicaux extrémistes qui veulent s'organiser contre la République. Il y a un combat culturel, une infiltration de ces thèses séparatistes, contre lesquelles nous voulons lutter"[2]

C’est ce qui s’appelle être en marche vers le fascisme car de la « Nation » à la « communauté du peuple » (chère aux nationaux-socialistes et fascistes mussoliniens), il n’y a qu’une marche à grimper. Puisse Alexandre Benalla, covidé à l’hôpital Cochin, y méditer. Pour sa part, le prince Edouard Philippe médite de son mieux :

"Je pense que nous allons affronter une tempête : une tempête économique, une tempête sanitaire, peut-être une tempête sociale […]"[3]

Quelques soient ses arrière-pensées, ce Prince-sans-rire est en train de prédire le présent.

 

A suivre –

Merci à vous qui nous survolez ou nous lisez ou nous partagez et beau week-end à vos familles et à vous.

 

 

 

[1] https://www.marianne.net/politique/n-oubliez-pas-qu-s-adresse-des-ce1-ou-des-ce2-en-reunion-le-president-du-loir-et-cher?utm_source=nl_quotidienne&utm_medium=email&utm_campaign=20200923&xtor=EPR-1&_ope=eyJndWlkIjoiYmNkNGYxMjJmNTg5ZjRjYWEzNDcwMDllMzE1NDJmNDcifQ%3D%3D

[2] https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/s%C3%A9paratisme-marl%C3%A8ne-schiappa-annonce-une-grande-consultation-d%C3%A8s-la-semaine-prochaine/ar-BB18YM0G?ocid=msedgdhp

[3] https://www.sudouest.fr/2020/09/17/politique-edouard-philippe-appelle-au-rassemblement-en-vue-de-la-tempete-7856021-710.php

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