« TOUT LE MONDE DÉTESTE MACRON ! »

CHRONIQUE DE LA DEBÂCLE DE MACRON (épisode 1) Précieux Ridicule, tyranneau, cachant sa peur obsédante sous les dehors de l’arrogance compulsive, Il se cramponne, de mal en pis. Il essaie de se contenir mais rien y fait, il est tombé dans une « béchamel infernale » . Plus il gigote, plus, il s’y enfonce.

L’annonce d’une baisse durable du chômage que vante l’OFCE cache mal les radiations massives de demandeurs d’emplois, réduits à toucher le RSA et l’augmentation des faux CDI « de mission » ou « de chantier » , les contrats dit « de professionnalisa  tion » payés à coup de lance-pierre. Qui pourrait en être dupe ?

 

Macron aura toute lattitude pour vanter ces chiffres menteurs dans une prochaine allocution  en se forçant à prendre un air placide. En attendant, il peine à se contenir :

 

«  Aujourd’hui s’est installée dans notre société - et de manière séditieuse – par des discours politiques extraordinairement coupables, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée. (…) Une dictature, c’est un régime où l’on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France, c’est cela, essayer la dictature et vous verrez (…) »[1]

 

Les Ordonnances, c’est la démocratie ? Nullement !

La liquidation du modèle social 1945, encore moins !

L’utilisation d’armes de guerre pour entraver toute manifestation ? C’est de la dictature pure et simple !

Et, quand on dit qu’un discours politique de contestation est, par essence, « extraordinairement coupable », c’est un appel à la censure aux garde -à – vue et plaintes du parquet voire aux détentions au moins provisoire, ponctuées, au besoin, de coups et blessures.

 Il est vrai que le discours antidémocratique de Macron « au nom de la démocratie » rime avec l’idée que l’on pourrait commémorer la libération du camp d’Auschwitz ( par les troupes soviétiques, rappelons-le) au cœur d’un État oppresseur, colon,  reposant sur la négation de l’existence même du peuple palestinien ( « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » arguaient déjà les pionniers du sionisme[2]) avec ce que cela implique : tortures, emprisonnements, ghettos, bombardements. Voilà le « décor » barbelé dans lequel Macron exerce avec perfidie un chantage contre les libertés publiques.

 Comme il le dit lui-même, nous sommes des millions à lutter contre une forme de dictature, celle-là même que la 5ème république, née d’un putsch militaire, porte dans ses gènes.

Ce régime est en crevaison lente depuis 1968. L’Illustre de Gaulle n’a pu aller jusqu’au bout de son dessein politique qui passait par l’association capital-travail, c’est-à-dire la transformation des syndicats en « police du travail » et en ministère occulte.

Quelques mois avant de rendre l’âme, de Gaulle, démissionné, a visité un seul chef d’État : le général Franco.

De Gaulle s’appuyait sur son prestige. Macron, sur son faux prestige. De Gaulle avait des réserves d’intelligence nourrie par l’expérience. Macron allie la pire bêtise à la pure méchanceté nourrie par l’ignorance de la vie.

 Le problème de Macron est qu’il n’est qu’un vil dictateur  et rien d’autre, incapable de se placer, (comme disait de Gaulle), « au-dessus de la mêlée » et de jouer les « arbitres ». La raison en est simple : il n’a aucune légitimité. Son élection est due à un chantage au fascisme, relayé par la gauche en charpie et Martinez. L’Election législative a battu les records de l’abstention car les gens ne voulaient pas choisir entre une fausse gauche et un vrai con       (dans le sens actuel du mot). La commission des comptes de campagne aurait dû le rendre inéligible, etc, etc.

 Rappel utile : Macron a bénéficié de ristournes considérables de la part des fournisseurs privés  Ces ristournes sont des avantages interdits par le Code électoral[3]. Le 30 mai 2017, le président et vice-président de cette commission ont bénéficié d’augmentations de salaire sonnantes et trébuchantes, par décret publié au journal officiel. [4] (Hausse à 35,6% du salaire perçu jusque-là, avec versement en sus d’une indemnité annuelle brute de 9 500 euros.)Si la commission avait fait son taf, Macron aurait été déclaré inéligible et, par là même, démissionnaire d’office.

 Avec 43,6% des voix réelles (inscrits) Macron est devenu légalement chef de l’Etat.

Avec 16% des voix réelles (inscrits) sa Cour des miracles LREM a obtenu légalement une majorité écrasante de députés.

 Légalité ne vaut pas légitimité. Seul des daltoniens politiques ou syndicaux peuvent confondre et rester figer face à une violation du Code électoral, connue depuis juin 2018. Macron détient un permis de diriger le pays de ses opposants virtuels. Comme ceux-là ne cherchent pas à le destituer par les moyens légaux, Macron fait face à une opposition d’un tout autre calibre, celle qui s’’est élancée dans la rue et n’en démord pas. Ce qui fait dire à ce fat : «  Lors de son intervention au Conseil économique, social et environnemental ce vendredi soir [10 janvier], Emmanuel Macron a assuré ne pas accepter "la haine, la violence et l’irrespect", alors que des tensions ont émaillé les manifestations contre la réforme des retraites. »[5]. Il a peur des éléments qu’il déchaîne. Il frise la phobie. Lui et ses commensaux ne peuvent plus tenir meeting ou permanence sans être étrillés. Macron au théâtre, madame Schiappa en meeting[6] n’ont alors d’autre issue de que de prendre la tangente.

 Eh oui, « on est là » ! Notre haine n’est pas gratuite, elle n’obéit ni à la convoitise anti-riches, ni à un délit de « sale tronche », elle est la rançon de sa morgue et, d’abord, de sa destruction « créatrice » de la vie vivante, à coups d’ordonnances et de lois-cadre. Ce vilain type voudrait nous obliger à le « respecter », à être gouverné par les coups.

Qu’il s’en aille avec ses réformes et sa cour des miracles !

 

         

 

 

 

 

 

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=sXHgi2UUaEA (Le point)

[2] https://www.lepoint.fr/editos-du-point/francois-guillaume-lorrain/deux-ou-trois-choses-a-savoir-sur-la-naissance-d-israel-24-04-2018-2212996_505.php

[3] https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070239&idArticle=LEGIARTI000006353127&dateTexte=20100212

[4] https://www.liberation.fr/checknews/2018/06/08/est-il-vrai-que-le-salaire-du-president-de-la-commission-des-comptes-de-campagne-a-ete-augmente_1657430

 

[5] https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/emmanuel-macron-je-ne-peux-pas-accepter-la-haine-la-violence-et-l-irrespect-1214125.html

[6] https://youtu.be/1Y_zK_2Twlw

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