Classer les folies de droite a gauche.

Le classement des maladies mentales ayant pour but de simplifier ou favoriser les "communications scientifiques" entre les psychiatres du monde entier, depuis la Chine jusqu'au Nicaragua en passant par l'Auvergne est bien sûr une entreprise des plus gonflées qui soient.

Le classement des maladies mentales ayant pour but de simplifier ou favoriser les "communications scientifiques" entre les psychiatres du monde entier, depuis la Chine jusqu'au Nicaragua en passant par l'Auvergne est bien sûr une entreprise des plus gonflées qui soient. Une entreprise qui favorise l'absence de réflexion sur l'homme, une affaire d'adéquation entre le comportement, les synapses et les molécules.

La classification est un sacré passe temps,  pour les services de psy déjà très occupés par le remplissage des "cases", la rédaction des protocoles, et les stages de "formation" à toutes sortes de "savoir faire" des plus superficiels.

C'est une idée de droite, d'extrême droite pardon, qui est fort bien vue par la gauche française, laquelle, toujours un peu scientificarde, prend la réflexion (sur ces sujets) pour une vapeur inutile. Ce qui est très sensible dans les recommendations de la nouvelle ministre concernant les "autistes" par exemple. On éduque on ré-éduque, et vite ! Sinon on n'aura pas un sou pour travailler ! Ah mais ! 

Le rejet de la psychanalyse (toujours objet de grosses rigolades de la part des Thierry Les Lurons du Progrès) a servi de starter pour enclencher un processus de médisance et de défaite de toute forme d'intelligence des conduites et des souffrances de l'homme qui auraient le mauvais goût d'excéder le contour des sciences de la nature. Parce que, comme chacun sait, l'homme est un être NA-TU-REL... Ca se mesure, la nature non ? ça s'évalue, ça se classe...

On en est là.

Aujourd'hui Libé fait sa couverture au sujet du DSM, quand même... On voudrait pas avoir l'air de pousser Médiapart mais quand même, c'est une affaire idéologique vraie, ce débat. Aussi grave que bien des scandales.

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