Une journée type de José Bové à Bruxelles

A la suite du long fil de commentaires de l'article de Claude-Marie Vadrot que l'on peut retrouver ici et spécialement pour Fantie, une journée type de José Bové à Bruxelles.(Reportage réalisé avec trucage) A 7 heures, il se lève et prend son petit déjeuner composé de tartines de roquefort et de lait de brebis.

A la suite du long fil de commentaires de l'article de Claude-Marie Vadrot que l'on peut retrouver ici et spécialement pour Fantie, une journée type de José Bové à Bruxelles.

(Reportage réalisé avec trucage)

A 7 heures, il se lève et prend son petit déjeuner composé de tartines de roquefort et de lait de brebis.

A 8 heures, il part à pied pour le parlement européen.

Vers 9 heures, il passe devant un des MacDo de Bruxelles et essaie de le démonter. Son assistant parlementaire le remet dans le droit chemin.

A 10 heures, il arrive devant le parlement européen et commence à manifester. Son assistant lui rappelle qu'il travaille désormais dedans.

A 10 heures 30, il ressort pour fumer une pipe. En retournant vers son bureau, il rencontre un des nombreux lobbyistes pro-OGM et le met dehors. "Un de moins..." marmonne-t-il dans sa moustache avec satisfaction.

Jusqu'à 12h30, il travaille sur son intervention de l'après-midi à la commission de l'agriculture dont il est vice-président.

A 12h45, il arrive à la cantine du parlement. Il réclame à grands cris de pouvoir vérifier immédiatement tous les certificats de qualité des plats proposés. Finalement, il préfère sortir un sandwich au roquefort de sa besace.

A 13 heures 30, il ressort pour fumer une pipe. Au retour, il croise un autre lobbyiste pro-OGM et le met dehors. "Un de moins..." marmonne-t-il dans sa moustache avec satisfaction.

A 14 heures, début de réunion de la commission de l'agriculture. Le sujet du jour est la viande clonée. Il réussit à démonter les arguments du rapporteur de la commission pro viande clonée et réunit une majorité pour s'opposer à la viande clonée.

A 17 heures, fin de la réunion. Il sort fumer une pipe. Au retour, il croise un autre lobbyiste pro-OGM et le met dehors. "Un de moins..." marmonne-t-il dans sa moustache avec satisfaction.

Jusqu'à 18 heures, debriefing avec son équipe sur la réunion de la commission.

A 18 heures, il repart à pied vers son logement de fonction. Il se tourne vers son assistant: "Tu n'as toujours pas trouvé de champ de mais OGM dans la région?". Devant la réponse négative de ce dernier, il pousse un soupir et repart en hochant la tête.

Note de l'auteur: quelques éléments véridiques ont pu se glisser par inadvertance dans ce reportage.

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