De la radicalité

J'aimerai par ce billet reprendre le débat initié dans ce billet de Jean-Claude , sur la radicalité. Nous allons repartir de la définition générale du terme radical :

 

I. − Adjectif

A. − Relatif à la racine, à l'essence de quelque chose.

1. Qui concerne le principe premier, fondamental, qui est à l'origine d'une chose, d'un phénomène.

a) Qui a une action décisive sur les causes profondes d'un phénomène.

b) PHILOS. Qui va jusqu'au bout de chacune des conséquences impliquées par le choix initial.

2. P. ext. Complet, total, absolu; sans exception ou atténuation.

3. BOT. Qui appartient à, se développe près de la racine d'un végétal.

etc...

 

Pour en venir maintenant au terme radical ramené à la politique, nous pouvons donc dire qu'un propos est radical quand il s'attaque à la racine, au principe premier d'un problème ou d'un phénomène.

 

Ce qui nous amène au passage à noter que tout mouvement politique devrait se revendiquer comme radical. Car qui ne voudrait pas s'attaquer à la racine des problèmes? Ce qui différencie donc les mouvements politiques n'est donc pas leur niveau de radicalité mais l'identification des problèmes, de ce qui est bon ou mauvais par une société. Ainsi une même mesure pourra être considéré par les uns comme positive et les autres comme négative. Cela n'a rien à voir avec la radicalité des uns et des autres. Le bouclier fiscal par exemple, sera vu par les libéraux qui verront cette mesure comme libératoire des énergies créatrices alors que les autres y verront injustice fiscale, source de creusement des déficits, etc...

 

Une fois ceci posé, pour en arriver à la gauche, nous pouvons alors nous demander en quoi la gauche radicale est radicale et en quoi la gauche non radicale ne l'est pas. Comme on l'a vu précédemment, classer ainsi la gauche en gauche radicale et non radicale, suppose que l'identification des problèmes soit la même.

 

J'ouvre donc ici le débat en invitant chacun-e, et notamment les tenant-e-s de la gauche radicale, à nous dire en quoi il ou elle se considère comme radical-e.

 

 

 

 

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