PRISE D'OTAGE PAR LE REGIME SOCIAL DES INDEPENDANTS (R.S.I) ACTE 2

Lundi 9 décembre, nous étions mon épouse et moi, dans les locaux de la RSI de Toulouse à Balma, 11 rue de la tuilerie, afin d'obtenir gain de cause. Voir l'histoire dans l'acte 1. Communiqué de presse du 8 décembre 2013.

Nous sommes reçus sans attendre (pour une fois...) par le responsable de la section incapacité/invalidité, Mr Didier Marty. Après quelques explications sur le pourquoi de notre présence, Mr Marty se retranche derrière des propos quelque peu abscons, notamment qu'il est un employé administratif et qu'il ne peut rien contre des avis médicaux techniques des médecins RSI. Le conflit administrato/technique...

Il est parfaitement au courant de la diffusion de notre pétition à destination de la ministre Mme Pinel, et qui est disponible en ligne :

http://www.avaaz.org/fr/petition/Mme_Sylvia_Pinel_Ministre_de_lartisanat_du_commerce_et_du_tourisme_Audit_et_commission_denquete_sur_le_Regime_Social_des/?copy

La discussion patine. Mr Marty s'absente du bureau et revient avec le Directeur de Caisse Régionale RSI Midi Pyrénées, Mr Luc Doury. Le grand boss en personne. Flatté...

Même discours formaté. Il se  retranche derrière les règlements, refuse de se désister de l'interjection d'appel, et conseille mon épouse de se mettre en arrêt maladie. En clair, refus de lui donner une incapacité de travail, mais conseille mon épouse de se mettre en arrêt maladie de longue durée. Intéressant. Comment augmenter le trou de la sécurité sociale ! Sauf que, comme nous sommes en fin de droit, il sera impossible de se mettre en arrêt maladie.

 A la question, pourquoi  deux médecins ont un diagnostic totalement opposé (le médecin RSI refuse en bloc de constater l'incapacité, mais le médecin du Tribunal de la Sécurité Sociale constate lui une incapacité de 50%), il répond et je cite "...C'est comme deux garagistes qui ont deux points de vue différents..." Réponse incohérente.

Deux médecins ne peuvent pas, sur une articulation d'un genou, avoir des conclusions aussi différentes. En conclusion : L'un est au service d'un organisme qui refuse en bloc toute demande légitime, la RSI, et l'autre fait correctement son travail.

D'autant plus que mon épouse a consulté en plus un chirurgien qui a confirmé que son genou était au stade 4, c'est à dire opérable de suite.

Mais seul le médecin de la RSI a raison, bien sur. Droit dans ses bottes...  

Enfin Luc Doury enfonce le clou. En effet, outre le fait de se retrancher derrière des règlements, il laisse planer une suspicion ouverte sur les commerçants. Je le cite "...Si on vous accordait ce désistement, ce serait la porte ouverte à d'autres..." Sous entendu, chez les commerçants, artisans, la fraude est de mise.

Répugnant.

D'autant plus que les chiffres annoncés par le RSI parlent d'eux-mêmes :

5,4 millions d'assurés et 23 932 invalides reconnus. Suspicion illégitime donc.

Comme nous n'avons pas obtenu gain de cause, nous allons continuer notre action. Toute aide sera la bienvenue.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.