Alain Tizioli
Commerçant
Abonné·e de Mediapart

27 Billets

0 Édition

Billet de blog 12 janv. 2012

ET SI ON REFORMAIT LES PARTIS POLITIQUES ?

Alain Tizioli
Commerçant
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il faut se rendre à l’évidence, la cohabitation droite/gauche depuis plus de trente ans est un échec…. Que faire….


Parti politique, définition : Organisation durable qui vise à conquérir et à exercer le pouvoir  en défendant un certain nombre d’idées définies dans un programme. Les partis politiques se démarquent des groupes de pression ou des autres organisations de la société civile (syndicats, chambres de commerce, corporations professionnelles, etc..) dans la mesure ou ils visent explicitement à former le gouvernement et non pas simplement à l’influencer ou à faire pression sur lui.

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Parti.htm

Le clivage droite/gauche date historiquement de la Révolution Française. Comme chacun le sait, la Monarchie a été renversée et pour la première fois des notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique.

En gros cela nous donne :

-          La droite met en avant la responsabilité individuelle et la défense d’un ordre efficace respectant l’autorité et la propriété.-          La gauche met en avant la revendication d’un progrès égalitaire organisé par l’Etat.

 

Pour un citoyen lambda, il importe de se positionner de manière claire dans un espace politique simple, un axe gauche/droite. Toutes les tentatives de positionnement en dehors de cet espace donnent une impression de flou qui déplaît.

 

La gauche se caractérise généralement par le collectivisme et l’égalitarisme. La droite par l’ordre, le travail et la famille.

 

L’Axe gauche/droite, s’il a conservé quelques constantes  tout au long de l’histoire, a largement évolué depuis 1789. Les mentalités et les enjeux ne sont plus du tout les mêmes. Au début la gauche représentait plutôt les masses populaires, et la droite les élites.

 

La droite a eu une tendance à glisser vers une politique sociale depuis environ une trentaine d’années, en fait depuis les cohabitations forcées entre droite gauche.

La gauche, arrivé au pouvoir, réalisme politique oblige, se trouve dans un dilemme. Soit elle pratique une politique de gestion et à l’instar de la droite, les dirigeants socialistes s’embourgeoisent et renoncent à leur idéologie, soit ils se lancent dans une logique de fuite en avant. Le socialisme est devenu un mode de promotion sociale et d’accession au pouvoir pour des élites (gauche caviar) qui se servent de la misère et du mécontentement des masses pour satisfaire leurs propres objectifs

S’il est indéniable que la gauche a énormément contribué au début du 20ème siècle au progrès social, ce n’est plus le cas depuis 1981, ou alors c’est très mitigé.

Aujourd’hui, plus que jamais, l’histoire des deux vaches est d’actualité :

Le Capitalisme :
Vous avez deux vaches. Vous en vendez une et vous en achetez deux autres avec le produit de la vente pour payer moins d’impôts.
Le Socialisme :
Vous avez deux vaches. Le gouvernement subventionne l’achat de la troisième mais vous devez vendre les deux premières pour payer vos impôts.
Le Fascisme :
Vous avez deux vaches. Le gouvernement les réquisitionne et vous fusille. 
Le Communisme :
Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et vous autorise à lui acheter un peu de lait écrémé.
L’économie dirigée
Vous avez deux vaches. Le ministre vous les prend, en abat une, embauche deux fonctionnaires pour traire la seconde, puis jette le lait

En fait le problème est que ces partis politiques sont passés de mode, désuets, et n’ont plus lieu d’être. De plus, la justice n’est pas sûre, et laisse souvent un goût amer d’iniquité.

Que faire ?

On jette tout et on innove ?

Et bien oui, il est temps d’avoir un système politique simple, avec des impôts et taxes équitables, une abolition des salaires pharaoniques et un salaire correct pour tous, une économie simple doublée d’une bonne gestion et non pas basée uniquement sur  du profit coûte que coûte. Que ce soit une République ou une Monarchie ou un autre système, ce n’est pas prépondérant. L’important est le bien du peuple.  Vous allez me dire que je rêve, et bien oui, pourquoi pas. En tous cas, il est sur qu’il faut changer quelque chose car on tourne en rond. Les sempiternelles batailles droite/gauche à chaque élection présidentielle n’apportent rien de concret. Il y a toujours des laissés pour compte, toujours trop d’iniquités et toujours trop d’écart entre les salaires.

Il est scandaleux que le PDG de Danone ait touché en 2010,  4 400 000€, soit la bagatelle de 366 666 € par mois. Qu’en dites vous, braves gens, vous qui tirez le diable par la queue ? En comparaison, le Smic est à 1344,77€ brut par mois. Chercher l’erreur. Tant que l’on sera dans un système comme ça, on ne progressera pas.

http://www.usinenouvelle.com/emploi/salaires-7/le-pdg-de-danone-est-le-mieux-payé-du-cac-40.3314.htr

Donc on balaye, on diminue déjà le nombre de parlementaires, car trop de députés (577) et de sénateurs (343). Pas besoin d’en avoir autant surtout pour voter autant de lois avec un taux d’absentéisme record. C’est dangereux pour la société, car du fait de l’absentéisme il y a peu ou pas de contrôle sur la portée de telle ou telle loi.

Ensuite, on diminue le nombre de Ministres. Pas besoin d’en avoir autant. On réforme (supprime ?) la sacro sainte ENA, on crée une commission non gouvernementale chargée de surveiller les dépenses de l’Etat, on instaure les mêmes commissions en Province pour limiter la gabegie des Conseils Généraux et Régionaux, on diminue les charges patronales et salariales, on arrête de créer de l’inflation, salaire décent pour tous, arrêt de l’assistanat à outrance et valorisation du travail. Déjà, la société ira mieux, et surtout les gens auront envie de participer à une société qui arrête d’écraser les petits et ne favorisent que les grands.

Ce sont les grandes lignes, mais bien sur il y a plus à dire, plus à trouver et plus de choses à changer. Mais comme base ce serait déjà un bon début. Quelques élites ou d’autres voudraient-ils s’y coller ? En cette période électorale c'est l'occasion. 

 

 

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
En Inde, après l’attaque contre Rushdie, le silence éloquent des politiques
« Les Versets sataniques » ont été interdits en Inde, son pays natal, en 1988. Un an avant la fatwa prononcé par l’Iran contre Salman Rushdie, qui allait faire de sa vie un enfer. Son agression aux États-Unis en fin de semaine dernière n’a suscité aucune réaction officielle, dans un pays où les condamnations au nom du respect des croyants hindous se multiplient.
par Côme Bastin
Journal
Franquisme : des historiens démontent les thèses révisionnistes relayées par « Le Figaro »
La publication dans un hors-série du « Figaro » d’un entretien-fleuve avec l’essayiste d’extrême droite Pío Moa, pour qui les gauches sont entièrement responsables du déclenchement de la guerre civile en Espagne en 1936, suscite l’indignation de nombreux historiens. Retour sur une entreprise de « falsification ».
par Ludovic Lamant
Journal — Amérique Latine
Au Chili, la menace d’un refus plane sur la nouvelle Constitution
Face aux crispations sur certains points de la nouvelle Constitution, le gouvernement chilien prévoit déjà des réformes au texte en cas d’adoption par référendum le 4 septembre. Une position défensive qui témoigne de l’étroitesse du chemin vers la victoire du « oui ». 
par Mathieu Dejean
Journal — Amériques
Le jeu dangereux du Parti des travailleurs avec les militaires
Créé par Lula en pleine dictature, le PT, une fois au pouvoir, a malgré tout entretenu des relations cordiales avec l’armée brésilienne. Puis des tensions sont apparues, jusqu’à faire revenir officiers et généraux dans l’arène politique, en faveur de Jair Bolsonaro.
par Jean-Mathieu Albertini

La sélection du Club

Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·e·s, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com