De Mitterand à Sarkozy, 30 ans d’inconsistance politico/médiatique…

30 ans  que ça dure….. A la veille des élections présidentielles, un changement est nécessaire, vital.

Un bref rappel sur le terme inconsistance :

- absence de consistance, de fermeté.

- (figuré) caractère de quelqu'un qui manque de personnalité, de caractère, de stabilité.

C’est Mitterand qui le premier a ouvert le bal de l’inconsistance, mais le tout, bien enrobé avec une presse plus que complaisante. Quelques titres évocateurs de l’époque : « Génération Mitterand », « Tonton », «L’immanquable pèlerinage à Solutré » etc….

Citons les principales affaires et controverses :

-       Accueil réservé à Georges Habache sur le territoire français

-       Affaire des écoutes de l’Elysée

-       Affaire du Rainbow Warrior

-       Attentat de l’Observatoire

-       Cancer caché

-       Financement du parti socialiste

-       Implication dans la Françafrique

-       Nuage radioactif de Tchernobyl

-       Rapports avec l’extrême droite

-       Rôle dans l’exécution de condamnés à mort

-       Soutien politique et financier au régime Hutu

-       Suicide de Pierre Bérégovoy et de François de Grossouvre

-       Traitement financier par l’Etat de sa fille adultérine

 

Chirac a suivi, plus « Bourbon ». Entre Mitterand et Chirac, ce fut un chassé croisé sans cesse. Ils l’ont rêvé et ils l’ont eu : L’Elysée.

Citons les principales affaires et controverses :

-        Affaires judiciaires du RPR et de la Mairie de Paris

-        Affaire du compte japonais

-        Affaire Borrel

Nicolas Sarkozy. Plus bling-bling, ce qui lui a causé bien des soucis. Plus moderne aussi, mais pas dans le ton. Ce n’est que récemment où il se montre en public avec plus d’altitude.

Comme les précédents,  principales affaires et controverses :

-        Affaire Clearstream

-       Relations avec les médias

-       Relations avec les électeurs du Front National

-       Affaire Woerth-Bettencourt

L’évolution du budget de la Présidence de la République est extrêmement révélateur :

-       1960. Charles de Gaulle. 2,35 millions d’euros

-       1974. Georges Pompidou. 2,53 millions d’euros

-       1981. François Mitterand. 3,03 millions d’euros

-       1994. François Mitterand. 3,31 millions d’euros

-       1997. Jacques Chirac. 7,78 millions d’euros

-       1998. Jacques Chirac. 13,73 millions d’euros

-       2001. Jacques Chirac. 21,2 millions d’euros

-       2003. Jacques Chirac. 30,9 millions d’euros

-       2005. Jacques Chirac. 31,9 millions d’euros

-       2007. Jacques Chirac. 31,8 millions d’euros. (Tiens une légère baisse)

-       2008 à 2010. Nicolas Sarkozy. 112,5 millions d’euros. Ah oui ! « Hausse légère…. » Alors qu’on nous bassine avec les économies et la crise….     

Depuis 30 ans le budget de la Présidence s’est envolé, mais la politique à régressée. Prodigieux. Plus de moyens, moins de résultats. En bon économiste, il faudrait couper ce budget jusqu’à ce qu’il y ait enfin des résultats. Mais ce n’est pas demain la veille. Pourtant, de plus en plus d’électeurs ne se reconnaissent ni dans la gauche, ni dans la droite. Normal, il n’y a aucune différence aujourd’hui entre les deux. Une majorité de français sont indignés par cette politique inconsistante, mais ne peuvent pas s’exprimer ou alors, cette majorité se réfugie au FN ou chez Mélenchon. Tout aussi mauvais, car le FN ne propose, entre autre, qu’un retour au franc ce qui mettrait ce pays à genoux, et Mélenchon est au Grand Orient, donc possiblement orienté. De plus ce dernier appellera à voter au second tour Hollande, donc…..

La majorité des gens arrêtent de vouloir être progressiste, et devient de plus en plus réactionnaire. Pas génial. Je me méfie des soi-disantes innovations et aussi des retours en arrière.

La France doit retrouver les grandes valeurs qui ont été celles imposées par la gauche au XIXème siècle. On n’en est loin. L’inconsistance des discours politiques et des grands médias aujourd’hui ne laissent rien envisager. Les hommes politiques en montant au créneau sur des faits divers, (Déclaration du 1er ministre lors d’un crime ou autre) ne remplissent pas leurs fonctions. Monter au créneau pour des minorités, qu’elles soient culturelles, ethniques, ou autres ne fait que renforcer l’isolement de la majorité des gens. Le politiquement correct au départ est un code de civilité  dans une démocratie ouverte. Aujourd’hui, c’est devenu une idéologie qui rend intouchable les minorités. A un point tel que l’on ne peut plus émettre la moindre critique vis-à-vis de ces minorités sans passer pour des racistes, xénophobes et autres. La démocratie doit être l’expression de la majorité. Bien sûr, il faut accorder une place aux minorités, mais il ne faut pas que tout soit inversé. Et c’est le cas aujourd’hui.

Pendant 30 ans, on nous a bourré le mou en nous disant que tout allait bien. Hors depuis 30 ans, la classe moyenne, qui bosse, qui maintient ce pays hors de l’eau, en prend plein la tête, croule sous des tracas administratifs de plus en plus compliqués et paye sans cesse de nouveaux impôts. Stop. Ca suffit.

Les médias, au lieu de nous abreuver tous les jours avec la météo, avec des séquences débiles où des jeunes candidats au mariage vont potasser, avec le maire qui va les marier, le code civil et répéter la cérémonie (On croit rêver mais vu à TF1 au JT), feraient mieux d’aider à la reconstruction de ce pays.

On est à la veille d’une révolution ou d’une évolution, mais personne n’y pense. Je préfèrerais l’évolution d’ailleurs. Les révolutions sont tout le temps un fiasco. On ferait mieux d’y réfléchir, avant que tout n’implose. C’est le rôle de tous, mais bien sûr des médias et surtout des politiques qui dirigent ce pays.  

PS : Les chiffres énoncés de l’évolution du budget présidentiel ainsi que les affaires diverses ont pour source Wikipédia

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