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Billet de blog 30 septembre 2010

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AGDE: Quartier naturiste : La politique de l’autruche
par Florence DENESTEBE – Conseillère Municipale non inscrite de la Ville d’Agde


Le 20 Septembre dernier au Cap d’Agde, comme l’autorise le règlement intérieur du conseil municipal j’ai souhaité porter le débat sur un sujet sensible que de nombreux agathois m’avaient suggéré d’évoquer.

Leurs craintes étaient vives devant les dérives sexuelles d’une minorité d’individus très éloignés d’un libertinage conventionnel et plus encore de la réputation originelle du plus beau complexe naturiste Européen. Je demandais au député Maire de la ville d’Agde, sans aucune mise en cause personnelle, d’alerter les autorités de sécurité publique sur l’existence d’un théâtre pornographique à ciel ouvert sur une partie du domaine public communal appelée « La Baie des Cochons ».

J’indiquais que le contenu des représentations permanentes de ce cinéma de plein air était bien éloigné d’un libertinage mondain envers lequel je n’avais aucun a priori tant qu’il se déroulait à l’intérieur d’enceintes closes et à l’abri des regards d’une clientèle naturiste familiale. Le développement de cet exhibitionnisme public est contraire à l’éthique naturiste et est préjudiciable en terme d’image car elle est aujourd’hui très largement relayée par les médias nationaux et internationaux qui présentent le Cap d’Agde comme une destination à connotation sexuelle à défaut de familiale

Mon propos était d’alerter sur des dérives connues de tous en sollicitant des réponses pour que cessent ces actes répréhensibles dès lors qu’ils se déroulent sur le territoire public et maritime du domaine communal. A tous les égards j’agissais avec responsabilité dans une mission d’élue confiée par un suffrage électif.

La réponse qui me fut donnée lors du conseil municipal, si elle éludait, voir déniait les faits, cherchait à l’évidence à ménager un lobbying qui n’était pourtant pas visé par mon propos. En écho, la moitié de la salle a quitté les lieux ! Rien, mis à part la réponse du maire n’était préparé , c’est dire le mécontentement des agathois !

Les conseils, au sein de la majorité municipale de Gilles D’ETTORE d’un élu commerçant naturiste n’auront malheureusement pas été suffisamment éclairés de neutralité et d’indépendance pour que le député maire prenne en considération mon propos.

Mieux encore, les foudres de la vindicte municipale allait s’abattre sur votre serviteur pour avoir évoqué un sujet que l’on voudrait tabou et qui n’aurait d’existence qu’au travers une propension exacerbée à faire parler de moi !
Pour un peu, en soulevant le voile sur ces dérives, j’allais passer pour une exhibitionniste !

En sa triple qualité de Maire, de député et d’ex représentant des forces de l’ordreMonsieur Gilles D’ETTORE aurait mieux fait de contrôler les excès se déroulant sur son territoire plutôt que de chercher à faire taire ceux qui les dénoncent !

Notre maire, habitué aux dérapages textuels bien souvent incontrôlés lors des conseils municipaux semble préférer l’omerta lorsque l’on dénonce des faits qu’il a la charge de réprimer.

L’histoire n’a jamais démontré qu’en taisant les dérives elles se résolvaient par elle même ! Bien au contraire !

Mais au simple déni, notre magistrat a ajouté le double langage et la couardise !
Faute de n’avoir pu s’exercer au traditionnel mépris qui accompagne ses réponses à la minorité en raison de la forte présence de journalistes, notre magistrat a trouvé le courage républicain d’écrire un second texte publiée dans la presse locale, différent du prononcé de sa réponse orale, plus agressif, destiné à une clientèle locale habituée à ses transgressions.

Alors Non Monsieur le Maire votre appel au silence ne sera pas entendu !

Non Monsieur le maire je ne mettrai pas le voile sur des dérives qui ne font que salir notre renommée et desservent notre destination.

Vous n’aviez pas Monsieur le maire a vous sentir piégé par une question simple qui ne demandait que le rétablissement de la loi sur une partie du domaine public de la commune. Vous avez vu ,à tort, une condamnation d’établissements nocturnes qui ne sont pas concernés par mon propos tant qu’ils respectent les lois de notre République.

Mon propos n’était pas de mettre au banc de la société les libertins et encore moins les naturistes. Mon propos était de faire cesser les dérives et les excès qui les entourent tout en proposant aux médias nationaux des contredits aux amalgames médiatiques et télévisuels qui font depuis des mois la Une sur les orientations sexuelles extrêmes du quartier naturiste.

La présence à l’occasion de ce conseil municipal de quelques médias nationaux pouvait être une caisse de résonnance forte pour indiquer à une large clientèle que le Cap d’Agde était avant tout une destination familiale et que le village naturiste avait essentiellement pour philosophie un rapprochement avec la nature qui n’avait rien a voir avec le spectacle offert par la "Baie des cochons "…

C’est une occasion ratée dont vous porterez la responsabilité.

Le débat que vous avez refusé était légitimement porté au sein de la seule assemblée représentative de notre commune. Soyez certain qu’il se déroulera néanmoins. Agde et son quartier naturiste ne manquent pas de copropriétaires, résidents acteurs économiques et élus responsables qui ne fuiront pas leurs responsabilités en appliquant comme vous la politique de l’autruche
Ensemble nous nous réunirons pour trouver une solution aux excès d’une minorité trop médiatiquement visible.

Faute d’avoir été entendue par le magistrat responsable que vous auriez du être, je m’adresserai, dés aujourd’hui, au ministre de l’Intérieur, Monsieur Brice HORTEFEUX et à Monsieur Claude BALLAND, Préfet de l’Hérault afin qu’ils puissent suppléer au manque d’intérêt qui aura été le vôtre.

Florence DENESTEBE

« Circulez, il n’y a rien à voir ! ». C’est à peu près ce que signifie le refus de débat, suite à la question orale posée par Florence Denestebe, lors du dernier conseil municipal, sur le problème engendré par certains comportements « sexuels » dans la zone naturiste du Cap d’Agde. Ainsi, Gilles D’Ettore a préféré botter en touche plutôt que d’aborder cette question avec les élus agathois.
Ce refus ne l’a pas empêché, dès le lendemain, de contacter la presse pour justifier sa position de renoncement sur ce sujet, son refus de responsabilité. « La municipalité n’est en rien responsable de ces comportements », « Je ne suis pas curé » déclare-t-il.


Certes nous ne lui demandons pas d’être notre guide spirituel (Dieu nous en préserve), mais simplement d’assumer les responsabilités d’un maire. Il a aussi déclaré dans la presse que les agathois n’en ont « rien à faire », oubliant au passage que les résidants du quartier naturiste sont aussi agathois !
Bien entendu, ce n’est pas le seul problème qui tracasse les agathois en général, mais il les concerne quand même tous, au moins pour ses conséquences sur l’image de notre commune.
Il est vrai que les dérives sexuelles en cause ont longtemps porté à sourire et font encore l’objet de plaisanteries. Mais l’ampleur du phénomène et son écho médiatique grandissant nous indiquent clairement qu’une réponse des autorités locales engageant au laxisme n’est plus acceptable. Je crois au contraire que l’autorité municipale doit afficher clairement sa détermination à voir la loi s’appliquer dans ce quartier, comme ailleurs dans la commune.
Et celle-ci interdit tout simplement l’exhibitionnisme sexuel dans les lieux publics, plages y compris. Ainsi le message serait clair et les services d’Etat chargés de son application se sentiraient clairement soutenus dans leur action.
Cette détermination serait au moins une bonne base, de loin préférable à un aveu d’impuissance. Pour autant, cela n’empêcherait en rien ceux qui le souhaitent de se livrer aux pratiques sexuelles libertines dans des lieux privés et adaptés, si cela leur convient.


C’est cette réponse toute simple qui aurait dû être donnée ce lundi 20 septembre au palais des congrès du Cap. Elle aurait le mérite de contribuer à « tirer notre station vers le haut », comme cela est si souvent invoqué… et si peu appliqué.

Henri COUQUET, conseiller municipal indépendant, « Agde Pays d’Agde »

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